Plan d’Épargne Retraite (PER) : le guide complet 2025 pour préparer sa retraite

Le PER est, très simplement, l’enveloppe la plus efficace pour se bâtir une retraite complémentaire tout en réduisant ses impôts aujourd’hui. Et pourtant, il reste souvent mal compris : on l’imagine rigide, réservé aux “gros revenus”, ou bloqué jusqu’à 67 ans… alors que son cadre est bien plus souple qu’on ne le pense.
Ce que le PER change concrètement :
- déduction fiscale immédiate de vos versements (dans la limite de votre plafond),
- liberté de gestion (libre ou pilotée) avec des supports variés,
- sortie au choix à la retraite : capital, rente… ou un mix des deux.
Dans ce guide, on va droit au but :
- comment fonctionne un PER (sans jargon),
- à qui il profite vraiment et pourquoi,
- quels types de PER existent (bancaire vs assurantiel),
- comment choisir un excellent contrat et éviter les frais inutiles.
Objectif : vous donner une méthode simple pour décider, ouvrir (ou optimiser) votre PER et l’intégrer proprement dans votre stratégie patrimoniale. Plus vous commencez tôt, plus l’avantage fiscal et la capitalisation jouent en votre faveur.
SOMMAIRE
Pourquoi tant de confusion autour du PER ?
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) a été présenté comme l’outil de référence pour préparer sereinement sa retraite tout en bénéficiant d’un avantage fiscal immédiat. Sur le papier, tout semble clair : vous versez, vous déduisez, votre épargne fructifie, et vous récupérez un capital ou une rente à la retraite.
Mais dans la pratique, rares sont ceux qui savent vraiment comment il fonctionne.
Le PER reste un placement encore méconnu, souvent jugé trop technique ou trop rigide, alors qu’il a précisément été créé pour simplifier et moderniser l’épargne retraite.
Résultat : beaucoup d’épargnants passent à côté d’un dispositif pourtant redoutablement efficace, simplement parce qu’ils en ont une mauvaise image.
Des idées reçues tenaces
“C’est bloqué jusqu’à la retraite”, “c’est réservé aux gros revenus”, “on ne peut pas transférer son contrat”…
Autant de fausses croyances qui freinent l’épargne retraite en France.
La réalité est bien différente : le PER est ouvert à tous, transférable facilement vers un établissement plus performant, et parfaitement modulable selon votre profil et vos objectifs.
Contrairement aux anciens produits (PERP, Madelin, Préfon…), le PER a été conçu comme un outil universel, accessible aussi bien aux salariés qu’aux indépendants ou même aux retraités souhaitant transmettre leur patrimoine dans un cadre fiscal avantageux.
Un produit moderne mais mal expliqué
S’il reste encore si mal compris, c’est aussi parce que le PER cumule deux mondes : celui de la fiscalité, souvent perçue comme opaque, et celui des placements financiers, parfois intimidant pour le grand public.
Résultat : entre les notions de déduction, de TMI, de sortie en capital ou en rente, et les plafonds de versement, beaucoup d’épargnants se perdent.
Pourtant, bien compris, le PER est l’un des meilleurs leviers pour se constituer une retraite complémentaire et réduire sa facture fiscale dès aujourd’hui.
Il suffit simplement de comprendre ses mécanismes essentiels et de choisir le bon contrat, avec des frais justes et une gestion adaptée.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Si le PER vous semble complexe, c’est souvent parce qu’il n’a jamais été bien expliqué.
Prenez le temps de le redécouvrir avec un regard neuf : vous verrez qu’il combine simplicité, efficacité et souplesse, à condition d’en connaître les règles du jeu.
Le Plan d’Épargne Retraite (PER), c’est quoi exactement ?
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un placement à long terme créé par la loi PACTE en 2019, dans le but de simplifier et de moderniser la préparation de la retraite en France.
Son principe est simple : vous épargnez aujourd’hui pour compléter vos revenus demain, tout en bénéficiant d’un avantage fiscal immédiat.
Un principe clair : épargner pour soi, défiscaliser maintenant
Tout au long de votre vie active, vous versez des sommes sur votre PER, régulièrement ou ponctuellement, selon vos possibilités.
Ces versements sont ensuite investis dans différents supports financiers au choix :
- des fonds en euros (sécurisés et à capital garanti),
- et des unités de compte (ETF, obligations, fonds actions, immobilier, produits structurés…).
Vous décidez vous-même de la façon dont votre épargne est gérée :
- en gestion libre, si vous souhaitez choisir vos supports ;
- ou en gestion pilotée, si vous préférez déléguer à des professionnels qui adapteront progressivement le niveau de risque jusqu’à votre retraite.
Votre épargne fructifie ainsi année après année, en profitant du temps et des intérêts composés, cet effet boule de neige qui fait toute la différence sur les placements de long terme.
Au moment de la retraite : une liberté de sortie totale
À la retraite, plusieurs choix s’offrent à vous :
- en capital, pour récupérer l’ensemble de votre épargne (en une seule fois ou de façon fractionnée),
- en rente viagère, pour percevoir un revenu régulier à vie,
- ou en combinant les deux, selon vos besoins et vos projets.
Cette flexibilité est l’un des grands atouts du PER : il s’adapte à votre situation au moment venu, sans vous enfermer dans un schéma unique.
Pourquoi choisir un PER ?
Le PER coche toutes les cases d’un bon placement retraite : fiscalité attractive, capitalisation à long terme et liberté à la sortie.
En résumé, il vous permet de :
- Réduire vos impôts dès aujourd’hui
Les versements volontaires effectués sur votre PER sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite de votre plafond fiscal.
Autrement dit, moins d’impôt à payer maintenant, tout en préparant votre retraite. - Profiter de la performance du temps
L’argent placé sur votre PER est investi sur le long terme : plus votre horizon est long, plus l’effet des intérêts composés joue en votre faveur. - Garder le choix à la sortie
Vous pouvez récupérer votre épargne en capital, en rente, ou combiner les deux. Cette souplesse fait du PER un outil beaucoup plus flexible qu’on ne le pense.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Le PER est souvent perçu comme “bloqué” ou “rigide”, mais dans la réalité, il est bien plus souple que ses anciens cousins (PERP, Madelin…).
Il suffit d’en comprendre les règles pour en faire un levier fiscal et patrimonial puissant.
PER vs Assurance-vie : deux enveloppes complémentaires
À première vue, le PER et l’assurance-vie se ressemblent : tous deux permettent d’investir à long terme sur une grande variété de supports financiers.
Mais leur logique et leur fiscalité sont très différentes.
| PER | Assurance-vie | |
|---|---|---|
| Objectif principal | Préparer la retraite | Épargner et transmettre |
| Fiscalité à l’entrée | Déduction des versements du revenu imposable | Aucune déduction |
| Disponibilité des fonds | Épargne bloquée jusqu’à la retraite (sauf exceptions légales) | Rachats possibles à tout moment |
| Fiscalité à la sortie | Imposition selon le type de versements et de gains | Fiscalité allégée après 8 ans |
| Transmission | Avantage fiscal identique à l’assurance-vie (si PER assurantiel) | Abattements 152 500 € par bénéficiaire (< 70 ans) |
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Ne cherchez pas à choisir entre les deux : ils sont parfaitement complémentaires.
Utilisez le PER pour défiscaliser aujourd’hui, et l’assurance-vie pour garder une épargne liquide et transmissible demain.
C’est l’équilibre parfait pour une stratégie patrimoniale complète.
Les bonnes raisons et avantages d’ouvrir un PER
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) n’est pas un simple produit d’épargne de plus dans la jungle des placements financiers.
C’est un véritable levier fiscal et patrimonial, conçu pour ceux qui souhaitent préparer leur retraite tout en allégeant leur impôt dès aujourd’hui.
Encore faut-il bien en comprendre les atouts… car bien utilisé, le PER est l’un des rares produits capables de vous faire gagner de l’argent avant même de commencer à épargner.
Optimisation fiscale : un levier puissant pour réduire vos impôts
C’est l’argument numéro un du PER, et pour beaucoup, le déclencheur principal.
Chaque euro versé sur votre PER peut être déduit de votre revenu imposable, dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels.
Mieux encore : si vous n’avez pas utilisé vos plafonds les années précédentes, vous pouvez récupérer les plafonds non utilisés sur les trois dernières années.
Et ces déductions ne rentrent pas dans le plafonnement global des niches fiscales (10 000 €), ce qui les rend encore plus intéressantes.
En clair, moins d’impôts aujourd’hui, tout en préparant votre retraite de demain.
Plus votre taux marginal d’imposition (TMI) est élevé, plus le levier fiscal est fort.
Par exemple, si vous êtes imposé à 41 %, un versement de 5 000 € sur votre PER permet une économie d’impôt de plus de 2 000 €.
Autrement dit, vous épargnez 5 000 €, mais votre effort réel n’est que de 3 000 €.
Peu de placements offrent un tel rendement net… avant même d’avoir investi le premier euro.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Vous pouvez estimer votre gain en quelques secondes grâce à un simulateur de déduction PER (à insérer ici ou via lien partenaire)..
Des versements 100 % libres et modulables
Contrairement à certaines idées reçues, le PER n’impose aucun versement minimum ni régulier.
C’est vous qui décidez :
- combien vous versez (même à partir de quelques dizaines d’euros par mois) ;
- quand vous versez (ponctuellement ou automatiquement).
Cette souplesse totale en fait un outil parfaitement adaptable à vos revenus et à vos projets de vie.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Mettez en place des versements programmés mensuels : cela lisse votre effort d’épargne et évite la tentation d’attendre la fin d’année.
Vous pourrez toujours compléter par un versement ponctuel en décembre pour optimiser votre déduction fiscale.
Une grande liberté d’investissement
Le PER n’est pas un simple compte d’épargne figé. C’est une enveloppe d’investissement complète, offrant un large choix de supports selon votre profil et vos objectifs.
Vous pouvez y loger :
- des fonds euros, pour la sécurité et la garantie du capital ;
- des ETF et fonds actions, pour dynamiser votre rendement ;
- des fonds obligataires datés, pour une visibilité à moyen terme ;
- de l’immobilier papier (SCPI, SCI, OPCI), pour percevoir des revenus stables ;
- voire du private equity ou des produits structurés, pour les profils plus avertis.
Et vous choisissez votre mode de gestion :
- libre, si vous voulez piloter votre allocation ;
- pilotée à horizon, si vous préférez déléguer à des experts qui ajusteront progressivement le niveau de risque selon votre âge.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Les PER en ligne offrent souvent une palette de supports beaucoup plus large et des frais bien plus compétitifs que ceux proposés par les banques traditionnelles.
Un contrat transférable sans perte d’avantages
L’un des grands atouts du Plan d’Épargne Retraite (PER), c’est sa transférabilité.
Vous pouvez déplacer votre contrat vers un autre établissement, sans perdre vos avantages fiscaux et sans frais au-delà de cinq ans de détention (plafonnés à 1 % avant cinq ans).
Cette souplesse vous permet de changer de courtier ou d’assureur si vous trouvez un contrat plus performant, avec moins de frais ou une meilleure qualité de gestion.
C’est un vrai gage de liberté et de compétitivité, qui encourage la transparence entre les acteurs du marché.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Le PER offre une flexibilité unique : il peut être transféré d’un courtier à un autre mais aussi d’un assureur à un autre, contrairement à l’assurance-vie, dont les transferts restent limités au même assureur.
C’est cette mobilité qui en fait aujourd’hui un produit plus moderne, plus concurrentiel, et surtout plus protecteur pour l’épargnant.
Une vraie souplesse au moment de la retraite
Le PER n’impose pas une seule manière de sortir votre argent :
vous décidez de la forme et du rythme de récupération de votre épargne.
Trois options s’offrent à vous :
- le capital, en une fois ou de manière fractionnée (par exemple sur plusieurs années) ;
- la rente viagère, pour percevoir un revenu régulier à vie ;
- ou un mix des deux, pour combiner sécurité et flexibilité.
Cette liberté est essentielle : elle permet d’adapter votre stratégie à votre situation (projets, fiscalité, patrimoine global…).
Un complément parfait à l’assurance-vie et au PEA
Le PER ne remplace pas l’assurance-vie ou le PEA : il les complète.
Chacun a son rôle dans une stratégie patrimoniale bien construite.
- Le PEA est idéal pour investir en actions européennes (ou mondiales via ETF synthétiques) avec une fiscalité allégée après 5 ans.
- L’assurance-vie reste imbattable pour sa souplesse de retrait et ses atouts en transmission.
- Le PER, lui, est le champion de la défiscalisation à l’entrée.
Comment bien choisir son Plan Épargne Retraite (PER) ? La méthode Investee pour éviter les pièges
Tous les Plans d’Épargne Retraite (PER) ne se valent pas.
Entre les frais cachés, les contrats trop rigides et les supports “maison” peu performants, il est facile de se tromper et de compromettre sa stratégie retraite dès le départ.
Beaucoup d’épargnants ouvrent un PER dans leur banque, souvent par facilité, sans vraiment comparer. Et les banques le savent : une fois le contrat signé, il s’écoule souvent plusieurs années avant que le client ne reprenne la main sur son épargne… voire qu’il découvre qu’il pouvait transférer son PER ailleurs.
Chez Investee, on vous aide à éviter ces erreurs en identifiant les trois critères essentiels d’un bon PER.
Des frais réduits et transparents
Comme pour tout placement, les frais sont le nerf de la guerre.
Chaque pourcentage en trop rogne directement votre performance à long terme.
Faites particulièrement attention à ces quatre types de frais :
- Frais d’entrée : certains contrats bancaires facturent encore 2 à 4 % sur chaque versement — à fuir absolument !
- Frais de gestion annuels : ils doivent rester sous 0,7 % en gestion libre et 1 % maximum en gestion pilotée.
- Frais d’arbitrage : ils doivent être gratuits ou très faibles (< 0,5 %).
- Frais de transfert : plafonnés à 1 % avant 5 ans et 0 % au-delà.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Les frais sont la contrepartie d’un service, mais ils ne doivent jamais être un frein à la rentabilité.
Sur 20 ans, 0,5 % de frais en trop, c’est plus de 10 % de capital final en moins. Soyez exigeant dès la souscription.
Un large choix de supports d’investissement
La qualité d’un PER se joue à l’intérieur : dans les supports proposés.
C’est le moteur de performance du contrat.
Évitez les PER “maison” qui ne donnent accès qu’à une trentaine de fonds gérés par la banque ou l’assureur eux-mêmes. Ces contrats manquent souvent de diversité et enferment votre épargne dans des supports peu compétitifs.
Préférez un PER offrant des centaines de supports :
- plusieurs fonds euros,
- des ETF (trackers) à faibles frais,
- des OPCVM issus de différentes sociétés de gestion,
- des supports immobiliers (SCPI, SCI, OPCI),
- voire du private equity ou des produits structurés.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Plus la diversité est grande, plus vous pouvez adapter votre allocation à votre profil.
Ce qui fait la performance d’un PER, ce n’est pas le nom du courtier, mais la qualité et la variété des supports d’investissement qu’il propose.
Une gestion pilotée intelligente et évolutive
Deux approches sont possibles pour gérer votre PER :
- La gestion libre : vous choisissez vous-même les supports (ETF, fonds euros, SCPI…).
→ Parfaite si vous aimez suivre vos placements et ajuster régulièrement votre portefeuille. - La gestion pilotée à horizon : le niveau de risque diminue automatiquement à mesure que vous approchez de la retraite.
→ Idéale si vous préférez déléguer à des professionnels.
L’idéal ? Choisir un PER permettant de combiner les deux : par exemple, 50 % en gestion libre et 50 % en gestion pilotée.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Privilégiez les gestions pilotées à base d’ETF : elles sont simples, efficaces et peu coûteuses.
C’est ce que proposent par exemple Yomoni ou Goodvest, avec des allocations optimisées selon votre âge et votre profil de risque.
Pourquoi privilégier un PER en ligne ?
Les PER en ligne (comme Linxea, Placement-direct, Ramify, Meilleurtaux Placement…) ont révolutionné le marché.
Ils offrent plus de transparence, des frais allégés et une expérience utilisateur fluide, loin de la lourdeur des réseaux bancaires traditionnels.
Les banques et assureurs classiques facturent encore :
- des frais d’entrée de 2 à 4 %,
- des frais d’arbitrage à chaque mouvement,
- et des frais de gestion annuels proches de 1 %, même en gestion libre.
À l’inverse, les acteurs en ligne :
- pratiquent 0 % de frais d’entrée,
- proposent des arbitrages gratuits,
- et offrent une interface 100 % digitale : souscription, versements, arbitrages ou transferts en quelques clics.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Ouvrir un PER en ligne, c’est souvent le meilleur choix qualité/prix du marché.
Vous conservez votre liberté, bénéficiez de supports performants, et optimisez votre performance sans subir les frais bancaires d’un autre temps.
Différences entre un bon PER et un mauvais PER
| Critère clé | Mauvais PER (à éviter) | Bon PER (à privilégier) |
|---|---|---|
| Frais | Frais d’entrée 2 à 4% Frais de gestion > 1% Arbitrages payants | Frais d’entrée 0% Frais gestion < 0,7% Arbitrages gratuits |
| Supports | 30 fonds “maison” internes à la banque | + de 500 supports : ETF, SCPI, fonds externes |
| Gestion | Gestion libre uniquement, peu flexible | Gestion libre + gestion pilotée à horizon (ETF) |
| Expérience utilisateur | Papier, lenteurs, manque de clarté | 100 % en ligne, fluide, transparente |
Les meilleurs PER du marché
Les meilleurs PER en gestion libre (2025)
| Critères | Linxea Spirit PER | e-PER Generali (Altaprofits) | Meilleurtaux Liberté PER |
|---|---|---|---|
| Courtier | ![]() | ![]() | ![]() |
| Assureur | Spirica | Generali Vie | Suravenir |
| Type de gestion | Libre / Pilotée | Libre | Libre / Pilotée |
| Supports disponibles | Fonds euros nouvelle génération, ETF, SCPI, Private Equity, produits structurés, ISR | SCPI, FCPI, FIP, GFI, Private Equity | Fonds euros Suravenir, ETF, SCPI, OPCI, fonds diversifiés |
| Frais d’entrée | 0 % | 0 % | 0 % |
| Frais de gestion fonds € | 0,50 % / an | 0,60 % / an | 0,60 % / an |
| Frais de gestion UC | 0,50 % / an | 0,60 % / an | 0,60 % / an |
| Frais d’arbitrage | 0 % | 0 % | 0 % |
| Versement initial | 100 € | 100 € | 100 € |
| Versements programmés | 100 € / mois | 50 € / mois | 50 € / mois |
| Nombre de supports | +700 (dont 70 ETF, 30 SCPI / SCI / OPCI, 90 fonds ISR) | +350 (dont 20 supports non cotés) | +400 (dont ETF, SCPI, OPCI) |
| Gestion pilotée disponible | ✅ | ❌ | ✅ |
| Souscrire | Souscrire Linxea Spirit PER | Souscrire e-PER Generali | Souscrire Meilleurtaux Liberté PER |
Les meilleurs PER en gestion pilotée (Robo-Advisor)
| Critères | Yomoni PER Retraite + | Goodvest PER | Mon Petit Placement PER |
|---|---|---|---|
| Courtier | ![]() | ![]() | |
| Assureur | Suravenir | Spirica / Generali | Apicil |
| Type de gestion | 100 % pilotée, à base d’ETF | Pilotée thématique, responsable et ESG | Pilotée thématique, profils prudent à audacieux |
| Supports disponibles | ETF Monde, S&P 500, Europe, émergents | ETF, fonds durables, ISR et climat | Fonds thématiques, ISR, ETF, produits diversifiés |
| Frais d’entrée | 0 % | 0 % | 0 % |
| Frais de gestion globaux | Entre 1,3 % et 1,6 % / an (tout inclus) | Entre 1,8 % et 2,2 % / an | Entre 1,6 % et 2,5 % / an selon profil |
| Versement minimum | 1 000 € | 300 € | 300 € |
| Versements programmés | 100 € / mois | 50 € / mois | 50 € / mois |
| Fonds euros | Oui (Suravenir Rendement) | Oui (Spirica / Generali) | Oui (Apicil Euro Garanti) |
| Nombre de profils | 10 profils de risque (de prudent à offensif) | 6 portefeuilles thématiques durables | 4 profils (prudent, équilibré, dynamique, audacieux) |
| Frais de transfert | 0 % (ou remboursés) | 0 % | 0 % |
| Offres promotionnelles | Jusqu’à 2 000 € offerts | Parrainage Goodvest disponible | Prime de bienvenue selon profil |
| Souscrire | Souscrire Yomoni PER | Souscrire Goodvest PER | Souscrire Mon Petit Placement PER |
Comparatif PER vs Assurance-vie vs PEA vs CTO
Quelle enveloppe d’investissement choisir en 2025 ?
Chaque enveloppe d’investissement a ses atouts et ses limites. Le secret, c’est de bien comprendre ce qu’elles permettent… et comment elles se complètent. Voici un comparatif clair pour vous aider à choisir celle qui correspond le mieux à vos objectifs.
| Critères | Assurance-vie | PER (Plan d’Épargne Retraite) | PEA (Plan d’Épargne en Actions) | CTO (Compte-Titres Ordinaire) |
|---|---|---|---|---|
| Objectif principal | Véritable couteau suisse de l’épargne : épargne, diversification, transmission. | Épargne à long terme avec avantage fiscal immédiat (déduction à l’entrée). | Investir en actions européennes dans un cadre fiscal avantageux. | Accéder à tous les marchés et à tous les produits financiers sans restriction. |
| Statut juridique de l’investisseur | Créancier de l’assureur (contrat d’assurance). | Créancier de l’assureur (même logique qu’en assurance-vie). | Propriétaire direct des titres. | Propriétaire direct des titres. |
| Capitalisation | Oui | Oui | Oui | Non (gains imposés à chaque vente). |
| Disponibilité des fonds | Rachat possible à tout moment. | Capital bloqué jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocages anticipés). | Retrait possible mais clôture du plan avant 5 ans. | Retrait libre à tout moment. |
| Supports éligibles | Fonds euros garantis, unités de compte : fonds actions, obligations, immobilier, ETF, produits structurés, private equity. | Fonds euros et unités de compte : ETF, fonds actions/obligations, immobilier (SCPI, OPCI), private equity. | Actions européennes (titres vifs, OPCVM, ETF éligibles PEA). | Tous types de titres : actions monde, obligations, ETF, produits dérivés, crypto, etc. |
| Plafond de versements | Aucun plafond. | Aucun plafond, mais avantage fiscal limité au plafond annuel de déduction. | 150 000 € (225 000 € avec PEA-PME). | Aucun plafond. |
| Nombre de contrats possibles | Illimité, transférable au sein du même assureur. | Illimité, transférable vers un autre assureur ou courtier. | Un seul PEA et un PEA-PME par personne. | Illimité, transférable d’un courtier à un autre. |
| Frais principaux | Frais d’entrée, frais de gestion, frais d’arbitrage. | Frais d’entrée, frais de gestion, frais d’arbitrage. | Frais de courtage et droits de garde. | Frais de courtage, parfois droits de garde. |
| Fiscalité sur les gains | Avant 8 ans : Flat Tax (30 %) ou barème IR + PS 17,2 %. Après 8 ans : abattement annuel (4 600 € / 9 200 €) puis IR allégé (7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements). | À la sortie : Capital = imposé selon TMI + PS 17,2 %. Rente = imposée comme une pension (abattement 10 %). | Avant 5 ans : Flat Tax (30 %). Après 5 ans : exonération d’IR, seuls les PS (17,2 %) restent dus. | Gains soumis à la Flat Tax (30 %) ou au barème progressif + PS. |
| Transmission | Exonération jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans, puis abattement global de 30 500 € après 70 ans. | Même régime que l’assurance-vie si PER assurantiel et décès avant 70 ans. | Intégration dans la succession classique. | Intégration dans la succession classique. |
Ce que vous devez retenir
- Assurance-vie : L’enveloppe la plus polyvalente : souple, liquide et fiscalement avantageuse sur la durée.
- PER : Le meilleur outil de défiscalisation immédiate et de préparation de la retraite.
- PEA : Idéal pour investir en Bourse à long terme avec une fiscalité ultra douce.
- CTO : Outil universel pour investir sans limite géographique ni plafond, mais fiscalité plus lourde.
Les frais du PER à surveiller : comment choisir un contrat vraiment compétitif
Un bon Plan d’Épargne Retraite (PER), ce n’est pas seulement une belle promesse d’avenir… c’est surtout un contrat avec des frais bien maîtrisés.
Pourquoi ? Parce que chaque pourcentage de frais en trop vient grignoter directement votre rendement final. Sur 20 ou 30 ans, cela représente des milliers d’euros de différence.
Chez Investee, nous vous aidons à identifier les frais qui comptent vraiment pour choisir un PER efficace, rentable et compétitif.
Frais d’entrée : fuyez-les
Les frais d’entrée peuvent aller de 0 % à 5 % selon les contrats. Et pourtant, ils n’ont plus aucune justification aujourd’hui.
Ne payez jamais de frais d’entrée. Les meilleurs PER, notamment ceux proposés par les courtiers en ligne comme Linxea, Altaprofits ou Yomoni, affichent 0 % de frais à la souscription. C’est devenu la norme.
Votre agent général vous propose un PER avec 3 % de frais d’entrée ?Sur un versement initial de 10 000 €, cela signifie que 300 € sont prélevés dès le départ avant même que votre argent ne soit investi. C’est non.
Frais de gestion annuels : le vrai coût invisible
Les frais de gestion sont prélevés chaque année sur votre épargne, que vos supports soient performants ou non. Ce sont des frais “silencieux”, mais ils ont un impact considérable à long terme.
- En gestion libre, visez entre 0,5 % et 0,7 % par an maximum.
- En gestion pilotée, tolérance jusqu’à 1 %, mais pas plus.
Ces frais s’appliquent chaque année sur votre encours. Donc une différence de 0,3 % par an peut représenter un capital en moins très important sur 20 ans.
Frais d’arbitrage : attention aux mouvements internes
Les frais d’arbitrage s’appliquent lorsque vous changez la répartition de vos investissements (par exemple, passer d’un ETF actions à un fonds en euros ou inversement).
Les frais d’arbitrage varient généralement entre 0,5 % et 1 % par arbitrage.
Souvent, votre banquier ou votre gestionnaire vous dira, le 1er arbitrage est gratuit.
Mais les meilleurs contrats proposent des arbitrages gratuits et illimités.
Même si l’idée n’est pas d’arbitrer trop souvent votre PER durant l’année, vous pouvez toutefois avoir une stratégie active. Il peut vous arriver de vouloir ajuster régulièrement vos supports. Si c’est le cas, ces frais peuvent vite s’accumuler et réduire votre performance globale.
Frais de transfert : changer de PER sans surcoût
Bonne nouvelle car vous pouvez transférer votre PER vers un autre établissement, sans perdre vos avantages fiscaux.
- Après 5 ans : transfert gratuit.
- Avant 5 ans : frais plafonnés à 1 % du capital transféré.
Le transfert d’un PER est bien plus souple que celui d’une assurance-vie. Vous pouvez non seulement changer de banque ou de courtier, mais aussi d’assureur, sans perdre vos avantages fiscaux.
Cette liberté rend le marché du PER beaucoup plus concurrentiel : si vous trouvez un contrat plus performant, avec des frais plus faibles ou des supports mieux diversifiés, vous pouvez transférer votre épargne en toute sécurité.
La procédure est encadrée par la loi, et votre capital reste intégralement protégé tout au long du processus.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Avant d’effectuer un transfert de PER, pensez à sécuriser temporairement votre épargne. Si les conditions de votre contrat le permettent, il est souvent préférable d’arbitrer l’intégralité de vos supports vers le fonds en euros avant le lancement de la procédure.
En effet, la phase de transfert peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pendant lesquels aucune opération (arbitrage, rachat, etc.) n’est possible.
En cas de forte volatilité des marchés, vous éviterez ainsi que votre épargne subisse une baisse pendant cette période d’immobilisation. Une fois le transfert finalisé, vous pourrez repositionner votre allocation selon votre stratégie de long terme.
Comparez avant de souscrire
Chaque pourcentage compte. Avant de signer, vérifiez systématiquement les quatre postes de frais essentiels ci-dessous :
| Type de frais | Objectif | Ce qu’il faut viser |
|---|---|---|
| Frais d’entrée | Montant prélevé à chaque versement | 0 % |
| Frais de gestion | Coût annuel sur l’encours | 0,5 % à 0,7 % maximum (gestion libre) |
| Frais d’arbitrage | Coût des changements de supports | Gratuits |
| Frais de transfert | Coût si vous changez de contrat | Gratuits après 5 ans (règle non négociable) |
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Privilégiez les courtiers en ligne comme Linxea, Yomoni ou Goodvest. Ils offrent des PER sans frais d’entrée, avec des frais de gestion allégés et une transparence totale sur les coûts. C’est la base d’un contrat performant et durable.
Les supports d’investissement dans un PER
Un PER n’est pas un produit unique. C’est une enveloppe d’investissement qui vous donne accès à plusieurs supports financiers.
Certains sont sécurisés, d’autres plus dynamiques, et chacun a un rôle différent dans votre stratégie.
L’objectif est simple : construire un contrat équilibré entre stabilité, rendement et liquidité, en fonction de votre profil et de votre horizon de placement.
Fonds en euros : un support utile… mais pas central dans un PER
Dans un contrat Plan d’Épargne Retraite (PER), le fonds en euros conserve son rôle historique de support sécurisé, mais il n’est plus la pièce maîtresse de votre stratégie.
Pourquoi ?
Parce que le PER s’inscrit par nature dans une logique de temps long : votre épargne est investie pour plusieurs décennies avant d’être mobilisée à la retraite.
Sur un horizon aussi long, chercher avant tout la sécurité absolue revient à renoncer à la performance que peut offrir le temps. Le fonds en euros, bien qu’utile pour stabiliser votre contrat ou sécuriser des gains avant la sortie, ne doit donc être qu’un outil d’accompagnement et non un pilier central de votre allocation.
Les atouts du fonds en euros
Le fonds en euros offre plusieurs avantages intéressants :
- Capital garanti : votre mise initiale ne peut pas diminuer, quelles que soient les conditions de marché.
- Effet cliquet : les intérêts versés chaque année sont définitivement acquis.
- Rendement régulier : il suit la tendance des taux obligataires, souvent entre 2 % et 3,5 % selon les assureurs.
Ces caractéristiques en font un excellent support pour sécuriser une partie de votre épargne, notamment à l’approche de la retraite, lorsque la priorité devient la protection du capital plutôt que sa croissance.
Mais attention à son rôle dans le PER
Dans une phase d’épargne longue, 10, 20 ou 30 ans, le fonds en euros perd de son intérêt. Les rendements restent modestes et ne permettent pas de battre durablement l’inflation. Ce manque de dynamisme peut peser lourd sur la performance globale de votre PER.
En clair : un épargnant de 35 ou 40 ans qui investit à 80 % sur un fonds en euros pendant 25 ans passe à côté de l’essentiel, le potentiel de croissance des marchés financiers et la puissance des intérêts composés sur le long terme.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Profitez de votre horizon retraite pour investir majoritairement sur des supports plus dynamiques : ETF diversifiés, fonds actions, obligations internationales ou immobilier collectif (SCPI, SCI, OPCI). Le fonds en euros servira ponctuellement à sécuriser vos plus-values ou à protéger votre épargne en fin de parcours.
Quand privilégier le fonds en euros dans un PER ?
- À l’approche de la retraite, pour sécuriser progressivement le capital accumulé.
- En phase de transfert, le temps que les opérations soient finalisées.
- En cas de forte volatilité sur les marchés, pour mettre temporairement à l’abri une partie de vos gains.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Le PER est un placement de très long terme. Le fonds en euros a toute sa place pour sécuriser ou temporiser, mais pas pour construire la performance. Sur un horizon de 20 ou 30 ans, c’est l’exposition aux marchés via les ETF principalement, qui fera toute la différence.
Les unités de compte (UC) : le moteur de performance du PER
Dans un Plan d’Épargne Retraite (PER), les unités de compte constituent le véritable moteur de performance. Ce sont elles qui permettent à votre épargne de croître dans la durée, bien au-delà de ce que peut offrir un simple fonds en euros.
Contrairement au fonds en euros, les unités de compte ne sont pas garanties en capital : leur valeur évolue à la hausse comme à la baisse, selon les marchés financiers.
Mais c’est précisément cette exposition au risque qui donne du sens au PER, conçu pour s’inscrire sur un horizon long : 10, 20, parfois 30 ans. Sur un tel horizon, le temps devient votre allié, et la volatilité un outil de performance.
Qu’est-ce qu’une unité de compte ?
Derrière ce terme un peu technique se cachent une multitude de supports d’investissement : actions, obligations, ETF, SCPI, SCI, produits structurés, private equity…
Chaque unité de compte a son propre niveau de risque, de rendement et de comportement. Certaines sont très prudentes (fonds obligataires, monétaires), d’autres plus dynamiques (ETF actions internationales, immobilier ou capital-investissement). C’est cette diversité qui permet de construire une allocation équilibrée et performante.
Pourquoi les unités de compte sont essentielles dans un PER
Sur le long terme, investir majoritairement en unités de compte, c’est :
- Faire fructifier réellement votre capital : les marchés actions et immobiliers ont historiquement offert des rendements supérieurs à l’inflation et aux supports garantis.
- Profiter de la durée du PER : le temps lisse les fluctuations, permettant d’amortir les baisses et de capter la croissance sur plusieurs cycles économiques.
- Dynamiser votre épargne retraite : c’est grâce aux unités de compte que vous construisez une vraie valeur de long terme, et non simplement une épargne de précaution.
Le fonds en euros protège, mais les unités de compte font croître. Ce sont elles qui, au fil des années, transformeront votre épargne en véritable capital retraite.
Gestion active ou gestion passive ?
Lorsque vous investissez en unités de compte, deux grandes approches s’offrent à vous :
- Gestion active : un gérant cherche à battre le marché en sélectionnant les titres. En théorie séduisant, mais en pratique peu durable. Ces derniers temps, les performances sont souvent inégales, et les frais élevés (1 à 2,5 % par an).
- Gestion passive (via ETF) : cette approche consiste à répliquer un indice de référence (comme le CAC 40, le MSCI World ou le S&P 500). Les frais sont faibles (0,10 à 0,40 %), la stratégie transparente et les performances souvent supérieures sur le long terme.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Dans un PER, où le temps joue en votre faveur, la gestion passive à base d’ETF est généralement la plus pertinente. Elle permet de capter la croissance des marchés mondiaux à coût réduit, tout en profitant pleinement de la durée du contrat.
Comment bien choisir ses supports d’investissement
Choisir ses unités de compte, c’est un peu comme bâtir un portefeuille d’investissement à long terme : il faut des fondations solides et une structure équilibrée. Voici nos recommandations :
- Privilégiez les contrats ouverts et complets, offrant un large choix de supports : ETF, fonds thématiques, immobilier collectif (SCPI, SCI, OPCI), fonds obligataires, produits structurés, private equity, etc.
- Évitez les PER “fermés” des banques traditionnelles ou des agents généraux, souvent limités à quelques fonds maison peu diversifiés.
- Comparez systématiquement les frais courants et les performances nettes des supports avant d’investir. Sur 10 ou 20 ans, ces différences peuvent représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros.
- Restez cohérent avec votre horizon : plus vous êtes loin de la retraite, plus vous pouvez accepter de volatilité pour aller chercher de la performance.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Le PER est un placement de très long terme — une occasion unique de laisser le temps et les marchés travailler pour vous. Les unités de compte n’y sont pas une option, mais le véritable moteur de votre performance.
Plus votre horizon est long, plus vous avez intérêt à exposer une part significative de votre épargne à des supports dynamiques, notamment les ETF, pour construire votre retraite sur des bases solides et durables.
Sur un PER, ce n’est pas le “timing” qui fait la différence, mais bien le temps passé investi.
Les fonds monétaires : une poche de transition dans votre PER
Dans un Plan d’Épargne Retraite (PER), les fonds monétaires peuvent avoir leur utilité, mais ils ne doivent pas occuper une place centrale. Leur vocation est avant tout de servir de zone de transition au sein de votre contrat, et non de moteur de performance.
À quoi servent les fonds monétaires dans un PER ?
Ces supports ultra-prudents investissent sur des placements à très court terme, comme les bons du Trésor, les certificats de dépôt ou les billets de trésorerie émis par les États, les banques ou les grandes entreprises. Leur objectif est simple : préserver le capital tout en maintenant une certaine liquidité.
Ils sont particulièrement utiles :
- pour placer temporairement vos liquidités en attendant un arbitrage ou une nouvelle allocation,
- pour réduire ponctuellement le risque global de votre portefeuille,
- ou encore lors d’un transfert de PER, lorsque votre épargne doit être sécurisée le temps de la transition.
En clair, dans un PER, les fonds monétaires agissent comme une poche d’attente : ils vous permettent de patienter avant de repositionner votre épargne sur des supports plus dynamiques (ETF, fonds actions, immobilier…).
Quels rendements espérer ?
Le rendement des fonds monétaires dépend directement des taux d’intérêt à court terme. Lorsque les taux montent, leurs performances s’améliorent ; lorsqu’ils baissent, elles se replient. En 2024, ces supports offraient des rendements compris entre 2 % et 3 % par an, un niveau redevenu attractif après des années de taux quasi nuls.
C’est intéressant pour une phase de transition ou de sécurisation temporaire, mais il faut rester lucide : les fonds monétaires ne font pas croître votre capital. Ils préservent la valeur, sans créer de richesse sur le long terme, or le PER est justement un outil de long terme.
Le rôle des fonds monétaires dans une stratégie retraite
Sur un horizon de 20 ou 30 ans, les fonds monétaires ont peu d’intérêt. Ils peuvent être utilisés ponctuellement pour limiter la volatilité ou sécuriser un projet, mais ils ne doivent pas constituer une part durable de votre allocation. Dans une stratégie retraite, le temps long et la capitalisation jouent pour vous : rester investi sur des supports dynamiques reste la clé.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Dans un PER, les fonds monétaires sont avant tout une salle d’attente. J’y place parfois temporairement des liquidités, entre deux arbitrages ou avant un transfert, pour éviter tout risque à court terme. Mais à long terme, ils n’ont pas vocation à construire votre retraite : leur rôle, c’est de protéger, pas de performer.
Les fonds obligataires dans un PER : l’équilibre entre stabilité et performance
Dans un Plan d’Épargne Retraite (PER), les fonds obligataires jouent un rôle essentiel d’équilibrage. Ils permettent d’investir dans des obligations, autrement dit, des prêts accordés à des États ou à des entreprises, en échange d’un rendement connu à l’avance ou régulier. C’est un pilier de la diversification dans une stratégie de long terme.
Ces supports visent un double objectif : stabiliser votre épargne et obtenir un rendement supérieur à celui du fonds en euros, tout en restant moins risqués que les marchés actions. Autrement dit, ils constituent une zone de confort entre sécurité et performance, idéale pour les profils prudents à équilibrés.
Les différents types de fonds obligataires disponibles dans un PER
Selon le contrat choisi, vous pouvez accéder à plusieurs types de supports obligataires :
- Les fonds datés : ils ont une échéance fixe (par exemple 2028, 2030 ou 2035). Vous connaissez dès le départ la durée du placement et l’objectif de rendement. Ces fonds séduisent de plus en plus d’épargnants car ils allient visibilité, simplicité et rendement connu à l’avance.
- Les fonds ouverts : ils n’ont pas d’échéance définie. Le gérant ajuste le portefeuille au fil du temps selon les taux et les opportunités du marché. C’est une approche souple, mais au rendement plus variable.
- Les ETF obligataires : ils répliquent automatiquement un indice obligataire (comme le Bloomberg Euro Aggregate Bond Index), à frais réduits. C’est la version “passive” du placement obligataire : peu coûteuse, transparente et efficace sur le long terme.
Chaque catégorie a son intérêt :
- Les fonds datés offrent une visibilité précieuse à moyen terme ;
- Les fonds ouverts permettent une exposition continue aux marchés de taux ;
- Les ETF assurent une diversification mondiale à très faibles coûts.
Quels avantages et quels risques ?
Les fonds obligataires présentent plusieurs atouts dans une stratégie PER :
- Une stabilité supérieure aux marchés actions, utile pour amortir les phases de volatilité.
- Des revenus réguliers issus des coupons obligataires, idéaux pour renforcer la poche “revenus futurs” du PER.
- Une complémentarité parfaite avec les unités de compte dynamiques : ils équilibrent votre exposition aux marchés.
Mais ils ne sont pas sans risque. Leur principal point faible est la sensibilité aux taux d’intérêt : lorsque les taux montent, la valeur des obligations détenues baisse temporairement (et inversement quand les taux baissent). Ce mécanisme est normal et ne remet pas en cause l’intérêt de ces supports à long terme.
Sur un PER, cet effet joue d’ailleurs en votre faveur : plus la durée d’investissement est longue, plus vous pouvez absorber les variations à court terme et profiter de la hausse progressive des rendements obligataires dans le temps.
Le rôle des fonds obligataires dans un PER
Les fonds obligataires trouvent toute leur place dans la construction d’un PER bien diversifié. Ils permettent d’ajuster le couple risque/rendement selon votre âge et votre horizon retraite :
- Avant 45 ans, ils peuvent représenter une part modérée de votre portefeuille (10 à 30 %), en complément des actions.
- Entre 45 et 60 ans, ils deviennent plus centraux (30 à 50 %), pour sécuriser progressivement vos gains.
- À l’approche de la retraite, ils peuvent constituer le socle stable de votre épargne avant la conversion en capital ou en rente.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Dans un PER, les fonds obligataires sont une excellente brique d’équilibre : ils amortissent les à-coups des marchés tout en offrant un rendement supérieur au fonds en euros. J’apprécie particulièrement les fonds datés, qui apportent clarté et visibilité : on sait combien de temps on investit, et pour quel objectif de performance. C’est une approche rassurante et efficace dans une logique de retraite.
Les fonds immobiliers dans un PER : SCPI, SCI et OPCI
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) permet d’investir dans l’immobilier sans avoir à acheter ni gérer directement un bien. Grâce aux fonds immobiliers, vous pouvez diversifier votre épargne vers la pierre tout en restant dans un cadre fiscal avantageux et totalement piloté.
Concrètement, ces supports collectent l’épargne de nombreux investisseurs pour acquérir des immeubles (bureaux, commerces, santé, logistique ou résidentiel). Les loyers perçus sont ensuite redistribués aux porteurs de parts sous forme de rendement. C’est une façon simple d’intégrer l’immobilier dans votre stratégie retraite, sans les contraintes de la gestion locative.
Les trois grandes familles de fonds immobiliers accessibles dans un PER
- SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) : elles investissent dans l’immobilier professionnel (bureaux, commerces, santé, entrepôts…). Vous percevez une part des loyers générés par le parc immobilier.
- SCI (Sociétés Civiles Immobilières) : plus souples et plus liquides, les SCI investissent dans plusieurs SCPI, OPCI ou actifs immobiliers. Logées directement dans votre PER, elles permettent une diversification mutualisée et une gestion plus fluide, souvent adaptée aux contrats modernes.
- OPCI (Organismes de Placement Collectif Immobilier) : ces fonds combinent immobilier physique et actifs financiers (obligations, actions). Cela offre une liquidité supérieure à la SCPI, mais aussi une performance plus variable selon les marchés.
Ces trois types de fonds ne s’opposent pas : ils se complètent parfaitement afin d’offrir rendement, stabilité et flexibilité.
Les avantages des fonds immobiliers dans un PER
Intégrer des supports immobiliers dans un PER présente plusieurs atouts majeurs :
- Des revenus réguliers
- Une diversification patrimoniale : vous accédez à des dizaines d’immeubles répartis sur différents secteurs (santé, logistique, commerce, bureaux) et zones géographiques.
- Une volatilité modérée : la valeur des parts évolue plus lentement que celle des marchés financiers, ce qui contribue à stabiliser votre contrat.
Les fonds immobiliers sont donc une excellente brique d’équilibre dans une allocation PER bien construite, entre unités de compte dynamiques et supports obligataires. Ils permettent d’ajouter une dimension tangible à votre épargne retraite.
Les points de vigilance
Comme tout placement, les fonds immobiliers comportent des risques spécifiques :
- Hausse des taux : elle peut peser temporairement sur la valeur des biens et réduire la liquidité.
- Vacance locative : certains secteurs (bureaux, commerce) peuvent subir des périodes sans locataire ou des baisses de loyers en cas de ralentissement économique.
- Liquidité limitée : la revente des parts peut nécessiter plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon le contrat et l’assureur.
C’est pourquoi ces supports doivent être envisagés sur un horizon long, idéalement 8 à 12 ans, en cohérence avec la logique du PER. Sur cette durée, on peut espérer que la régularité des loyers et la revalorisation du patrimoine immobilier compensent largement les phases de correction du marché.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Intégrer des fonds immobiliers dans un PER peut être opportun. J’apprécie particulièrement les SCPI diversifiées et les SCI à gestion souple, qui apportent du rendement tout en mutualisant les risques. Mais attention : la pierre n’est pas sans aléas et il faut bien les avoir à l’esprit. Les hausses de taux et les tensions sur certains marchés peuvent temporairement peser sur les performances. L’essentiel est de garder une vision long terme et d’intégrer ces supports dans une stratégie globale, pas comme un placement isolé.
Les fonds actions et ETF dans un PER : le moteur de croissance sur le long terme
Dans un Plan d’Épargne Retraite (PER), les fonds actions et ETF sont les supports les plus puissants pour faire croître votre épargne sur la durée. Ce sont eux qui permettent de transformer vos versements réguliers en un véritable capital pour la retraite.
Pourquoi investir en actions dans un PER ?
Détenir des actions, c’est détenir une part du capital d’une entreprise. Vous devenez ainsi copropriétaire de sociétés qui produisent, innovent, emploient et génèrent des bénéfices. Vous profitez directement de leur croissance à travers deux leviers :
- la hausse du cours de l’action, qui valorise votre investissement,
- et les dividendes versés chaque année aux actionnaires.
Les actions sont naturellement plus volatiles que les obligations ou l’immobilier : leur valeur peut varier fortement à court terme. Mais sur un horizon long, comme celui du PER, elles sont historiquement la classe d’actifs la plus performante, loin devant les placements garantis.
Investir en actions dans un PER, c’est donc accepter des fluctuations temporaires pour bénéficier d’un potentiel de performance élevé sur 20, 30, voire 40 ans. Autrement dit, c’est un moteur de croissance incontournable pour construire votre retraite.
ETF ou fonds gérés activement : quelle approche choisir ?
Il existe deux grandes façons d’investir en actions dans un PER :
- Les ETF (Exchange Traded Funds) : ils répliquent automatiquement un indice de marché (CAC 40, S&P 500, MSCI World…). Simples, transparents et à faibles frais (0,10 % à 0,40 % par an), ils offrent une exposition efficace et diversifiée aux marchés mondiaux. Leur objectif n’est pas de battre le marché, mais de le suivre fidèlement, et sur le long terme, c’est souvent la stratégie la plus payante.
- Les fonds gérés activement : ici, un gérant sélectionne les titres dans l’espoir de surperformer. En pratique, peu y parviennent durablement après déduction des frais (souvent entre 1 % et 2,5 % par an). Ils peuvent toutefois être intéressants pour des thématiques ciblées (santé, transition énergétique, technologie, climat…).
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Dans un PER, privilégiez une base solide d’ETF mondiaux à faibles frais, pour capter la croissance des marchés internationaux, et complétez par une touche de fonds thématiques gérés pour dynamiser la performance selon vos convictions personnelles.
Quels risques et quel horizon prévoir ?
Les marchés actions connaissent des cycles : hausses, corrections, reprises. À court terme, il n’est pas rare de voir des baisses de 10 %, 20 % voire 30 %. Mais sur un horizon long, comme celui du PER, ces mouvements se lissent, et les marchés finissent toujours par progresser.
Sur les 50 dernières années, les actions ont offert un rendement annuel moyen supérieur à 7 %, à condition de rester investi. C’est pourquoi le PER est un cadre idéal pour les actions : vos versements réguliers et votre horizon retraite long permettent d’absorber la volatilité et de bénéficier pleinement des cycles de croissance.
Le risque réel n’est donc pas d’investir, mais de ne pas rester investi. La plupart des contre-performances viennent de décisions émotionnelles : vendre trop tôt, paniquer pendant une baisse ou attendre “le bon moment”. Sur un PER, le temps et la régularité font tout le travail.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Dans un PER, les ETF actions sont le véritable moteur de croissance. J’utilise principalement un ETF Monde (MSCI World) et un ETF S&P 500, qui offrent une exposition simple et efficace aux grandes entreprises internationales, à très faibles frais. J’ajoute ensuite quelques fonds thématiques sur des secteurs porteurs comme la santé ou la transition énergétique. Mais la clé du succès reste la même : rester investi. Dans un PER, c’est le temps qui crée la valeur, pas le timing.
Les produits structurés dans un PER : rendement prédéfini, mais vigilance absolue
Les produits structurés sont des instruments financiers créés par les banques ou sociétés de gestion. Ils combinent un actif sous-jacent (souvent un indice boursier comme l’Euro Stoxx 50 ou le CAC 40) et une formule de rendement conditionnelle, avec un certain niveau de protection du capital.
Dans un Plan d’Épargne Retraite (PER), ces supports peuvent paraître séduisants : ils affichent des rendements potentiels attractifs, tout en semblant protéger partiellement le capital investi. Mais derrière leur apparente simplicité, ces produits demandent une compréhension fine des mécanismes de marché.
Principe de fonctionnement
Un produit structuré repose sur un scénario prédéfini à la souscription. Par exemple :
- +8 % par an si l’indice de référence ne baisse pas de plus de 30 % à l’échéance ;
- remboursement anticipé si l’indice retrouve ou dépasse son niveau initial (effet “autocall”) ;
- et protection partielle du capital jusqu’à une certaine limite de baisse (souvent -30 % ou -40 %).
Ces produits offrent donc un compromis : mieux que le fonds en euros si les marchés stagnent, mais moins risqués que les actions pures en cas de corrections modérées.
Les avantages
- Rendement défini à l’avance : vous connaissez le gain potentiel dès la souscription, souvent entre 6 % et 10 % par an selon le contexte.
- Protection partielle du capital : la perte n’intervient que si la baisse de l’indice dépasse la barrière fixée (par exemple -40 %).
- Possibilité de remboursement anticipé : si les marchés se reprennent rapidement, vous pouvez être remboursé avec gain avant l’échéance.
- Revenus réguliers : certains produits distribuent des coupons annuels ou semestriels.
Ces atouts peuvent sembler rassurants, surtout pour les épargnants prudents cherchant un compromis entre sécurité et performance. Mais dans un PER, où l’horizon de placement est long et la logique patrimoniale différente, ils doivent être utilisés avec la plus grande prudence.
Les limites et les points de vigilance
Mal compris ou mal choisis, les produits structurés peuvent devenir piégeux :
- Risque de perte en capital : si le marché franchit la barrière de protection à l’échéance, la perte est directe et peut être importante.
- Complexité de lecture : les formules, les scénarios et les conditions de remboursement sont souvent difficiles à appréhender pour un non-spécialiste.
- Manque de liquidité : il est rarement possible de sortir avant la date prévue sans subir une décote importante.
- Absence de performance en cas de marchés haussiers : un produit structuré plafonne le rendement, contrairement à un ETF ou un fonds actions.
Alerte Investee : attention aux produits structurés à décrément
Depuis quelques années, de nombreuses banques de détail et certaines banques privées commercialisent des produits structurés à décrément. Sous couvert de rendement attractif, ces produits intègrent une baisse automatique (le “décrément”) appliquée chaque année à l’indice de référence, ce qui réduit mécaniquement vos chances de gain.
Autrement dit, même si les marchés restent stables, l’indice de référence recule artificiellement de 4 à 6 % par an, rendant la performance finale bien inférieure à ce qu’elle paraît. Chez Investee, nous recommandons d’éviter ces produits, sauf compréhension parfaite du mécanisme et lecture détaillée de la documentation officielle (conditions définitives, prospectus AMF, etc.).
Quand et comment les utiliser intelligemment ?
Les produits structurés peuvent être pertinents dans un PER s’ils sont :
- sélectionnés auprès d’émetteurs solides et transparents,
- adossés à des indices simples et lisibles (type Euro Stoxx 50 ou S&P 500),
- et utilisés à la marge, pour diversifier ou sécuriser une partie du rendement.
Ils ne doivent jamais représenter plus de 10 à 15 % de votre PER. Le reste de votre épargne doit rester investi sur des supports à long terme : ETF, fonds obligataires, ou immobilier collectif.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Les produits structurés peuvent apporter de la stabilité dans une assurance-vie, à condition d’être choisis intelligemment.
Je les utilise ponctuellement pour des clients avertis, uniquement quand les conditions sont très favorables : barrière de protection solide, rendement cohérent et sous-jacent simple.
Mais je déconseille formellement les produits à décrément, qui détruisent la performance à long terme.
Dans la majorité des cas, mieux vaut préférer une allocation bien diversifiée entre ETF, fonds obligataires et immobilier : c’est plus clair, plus flexible, et souvent plus rentable.
Le private equity dans un PER : investir dans le non coté avec prudence
Le private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans des entreprises non cotées en Bourse. Autrement dit, vous participez directement au financement de sociétés en croissance, souvent innovantes ou en phase de développement, en échange d’une part de leur capital.
Ces investissements se font le plus souvent via des fonds spécialisés comme les FCPR (Fonds Communs de Placement à Risques), FPCI (Fonds Professionnels de Capital-Investissement) ou encore des unités de compte non cotées intégrées dans certains contrats PER. Ces fonds sélectionnent des entreprises à fort potentiel dans des secteurs variés : technologie, santé, industrie, transition énergétique, etc.
L’objectif est simple : accompagner la croissance de ces entreprises pendant plusieurs années, puis revendre les participations lors d’une introduction en Bourse (IPO) ou d’une cession à un grand groupe, afin de dégager une plus-value.
Quels rendements et quels risques ?
Le private equity est souvent présenté comme la “classe d’actifs des performances supérieures”. Sur le long terme, les meilleurs fonds peuvent atteindre des rendements compris entre 8 % et 12 % par an. Mais derrière ces chiffres attractifs se cachent plusieurs réalités importantes :
- Horizon très long : les fonds sont bloqués 8 à 12 ans en moyenne, sans possibilité de retrait anticipé.
- Faible liquidité : les parts sont difficiles à céder avant la liquidation du fonds.
- Risque de perte élevé : certaines entreprises financées échouent totalement, sans retour sur investissement.
- Frais élevés : les frais de gestion (souvent 2 % à 3 % par an) et les commissions de surperformance peuvent fortement réduire le rendement net.
Le private equity est donc une classe d’actifs exigeante, réservée à ceux qui peuvent accepter d’immobiliser une partie de leur capital sur une longue période. C’est un placement qui peut être performant, mais qui demande du temps, de la patience et une bonne diversification globale.
Le private equity dans un PER
De plus en plus de contrats PER intègrent des supports de private equity “grand public”. Ils permettent d’accéder à cette classe d’actifs avec des montants plus faibles (souvent dès 1 000 €), tout en restant dans le cadre fiscal du PER. Sur le papier, c’est une belle opportunité pour dynamiser son épargne retraite et participer au financement de l’économie réelle.
Mais attention à la face cachée de cette démocratisation. Depuis 2022, de nombreux fonds “retail” ont vu le jour, commercialisés par des réseaux bancaires ou des CGP, souvent avec des frais très élevés et une transparence perfectible. Ces fonds répondent en réalité à deux besoins de l’industrie du private equity :
- fournir de la liquidité aux anciens fonds, en rachetant leurs participations sur le marché secondaire ;
- et servir de “fonds de fonds”, c’est-à-dire de relais de collecte pour les nouvelles levées, dont les durées de souscription se sont allongées.
Résultat : le risque est réel de souscrire à des produits dont les intérêts du gestionnaire passent avant ceux de l’investisseur. Le private equity “grand public” n’est pas toujours du vrai capital-investissement productif, mais parfois un simple véhicule de recyclage de parts existantes.
La bonne approche Investee
Le private equity peut avoir sa place dans un PER, mais à certaines conditions :
- Réserver cette classe d’actifs à des investisseurs ayant déjà un patrimoine diversifié et stable ;
- Limiter la part investie à 5 à 10 % du contrat maximum ;
- Privilégier les fonds transparents, gérés par des acteurs solides et expérimentés ;
- Et accepter de bloquer ces sommes sur le très long terme, sans en attendre de liquidité avant la retraite.
Autrement dit, le private equity dans un PER peut être une brique intéressante pour ceux qui ont déjà sécurisé le reste : épargne de précaution, immobilier, ETF, obligations. C’est un moteur de diversification, pas une base de portefeuille.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Le private equity est une classe d’actifs passionnante, mais aujourd’hui trop souvent présentée comme un produit “magique” pour particuliers. L’ouverture du non coté au grand public est une bonne chose, à condition d’en comprendre les risques et les frais. Je recommande d’y consacrer une petite part de votre PER, uniquement si vous avez déjà une épargne solide et un horizon long. Et surtout : ne cédez pas à l’effet de mode. Le private equity doit être choisi avec exigence, pas avec enthousiasme.
Qui peut ouvrir un PER ? Un placement pour tous… mais pas pour tout le monde
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un produit accessible à tous les épargnants, sans condition d’âge ni de revenus. C’est un outil universel, pensé pour permettre à chacun de se constituer un complément de retraite tout en optimisant sa fiscalité.
Mais attention : ce n’est pas parce qu’on peut ouvrir un PER qu’on doit le faire. Comme tout outil patrimonial, il faut savoir à quel moment l’utiliser, et pour quel objectif. Le PER n’est pas une solution “miracle” : il est redoutablement efficace pour certains profils … et peu pertinent pour d’autres.
Qui peut ouvrir un PER ?
Bonne nouvelle : le PER est ouvert à tous, sans distinction de statut ou de situation professionnelle.
- Salariés du privé ou du public : pour compléter les régimes obligatoires et bénéficier d’une déduction fiscale immédiate.
- Travailleurs indépendants : professions libérales, artisans, commerçants… ils y trouvent un excellent outil pour compenser la faiblesse de leur retraite de base.
- Chômeurs ou inactifs : le PER individuel peut être ouvert même sans activité, avec la possibilité d’y verser ponctuellement selon sa situation.
Il n’existe aucune condition d’âge ni de revenu minimum pour souscrire un PER individuel. L’essentiel est d’avoir une vision long terme et une fiscalité à optimiser.
Pour qui le PER est-il particulièrement intéressant ?
Le PER est un outil très puissant pour les épargnants souhaitant réduire leur impôt tout en construisant une épargne retraite solide. Il est particulièrement adapté aux profils suivants :
- Les cadres et hauts revenus : leur TMI élevé (41 % ou 45 %) leur permet de profiter à plein de la déduction fiscale.
- Les indépendants et professions libérales : souvent peu couverts par les régimes complémentaires, ils peuvent se constituer un véritable capital retraite tout en défiscalisant leurs bénéfices.
- Les jeunes actifs ambitieux : démarrer tôt un PER permet de capitaliser sur le temps et les intérêts composés, même avec de petits versements.
Faut-il ouvrir un PER à 30, 40 ou 50 ans ?
La vraie question n’est pas “puis-je ouvrir un PER ?”, mais plutôt “est-ce le bon moment pour moi ?”. Le PER est un outil à activer au bon stade de votre vie financière, selon votre âge, vos revenus et votre horizon.
Entre 30-40 ans : la prudence avant tout
À cet âge, vos priorités patrimoniales sont souvent ailleurs : épargne de précaution, achat immobilier, ou lancement de projets de vie. Le PER peut être envisagé seulement si vous êtes sûr de ne pas avoir besoin de ces fonds avant la retraite.
Alternatives à privilégier : PEA, assurance-vie, ou immobilier locatif, qui offrent davantage de flexibilité.
Entre 40 et 50 ans : le bon moment pour se lancer
C’est souvent le moment idéal pour intégrer un PER dans votre stratégie patrimoniale. Vos revenus augmentent, votre fiscalité aussi, et l’horizon retraite devient plus concret. Le PER permet alors d’optimiser votre impôt tout en capitalisant sur le long terme.
Après 50 ans : un outil fiscal redoutable
Le PER devient ici un levier de défiscalisation efficace à court terme. La durée de blocage est réduite, et vous profitez immédiatement de l’avantage fiscal tout en préparant votre retraite.
Il peut aussi servir à diversifier vos placements existants ou à préparer une transmission en douceur.
Bon à savoir : ouvrir un PER même à la retraite, c’est possible (et parfois malin)
Oui, un retraité peut encore ouvrir un PER pour deux raisons principales :
- Optimiser sa fiscalité : les versements restent déductibles si vous avez encore des revenus imposables.
- Préparer une transmission patrimoniale : en cas de décès avant 70 ans, le capital transmis aux bénéficiaires est exonéré de droits de succession jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire.
Ouvrir un PER selon votre tranche d’imposition
| Taux marginal d’imposition (TMI) | Notre avis Investee |
|---|---|
| 0 % ou 11 % | ❌ Pas conseillé : l’avantage fiscal est quasi nul |
| 30 % | 🤔 À évaluer : intéressant si vous pouvez immobiliser l’épargne sur le long terme |
| 41 % ou 45 % | ✅ Fortement recommandé : effet fiscal immédiat et puissant |
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Le PER est un produit universel dans sa forme, mais stratégique dans son usage. C’est un formidable levier de défiscalisation et de capitalisation à long terme, à condition de l’utiliser au bon moment et pour les bonnes raisons.
Avant d’ouvrir un PER, posez-vous trois questions simples :
Quel est votre taux marginal d’imposition actuel ?
Pouvez-vous immobilier cette épargne jusqu’à la retraite ?
Avez-vous déjà construit votre épargne de base (livrets, assurance-vie, PEA, immobilier) ?
Si la réponse est « oui » à ces trois questions, alors le PER mérite une place dans votre stratégie patrimoniale.
Comment fonctionne un Plan d’Épargne Retraite (PER) ?
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) est un placement de long terme conçu pour vous aider à préparer votre retraite tout en profitant d’un cadre fiscal avantageux. On l’appelle souvent un placement en tunnel : votre argent entre, reste investi pendant plusieurs années, puis vous le récupérez à la retraite selon les modalités que vous choisissez.
Les trois compartiments du PER expliqués simplement
Le PER est un produit unique, mais il peut accueillir trois types d’épargne distincts selon leur origine. Tout est regroupé dans un même contrat, pour plus de clarté et de simplicité de gestion.
- PER Individuel (PERIN) : accessible à tous, c’est le compartiment que vous alimentez avec votre propre argent. Vous pouvez y faire des versements volontaires, déductibles de votre revenu imposable. C’est celui dont on parle le plus souvent sur Investee.
- PER Collectif (PERCOL) : proposé par certaines entreprises, il regroupe l’épargne salariale (intéressement, participation, abondement). L’entreprise peut également contribuer pour compléter vos versements.
- PER Obligatoire (PERO) : mis en place par l’employeur pour certaines catégories de salariés. Les versements peuvent être imposés, aussi bien pour l’entreprise que pour le salarié.
Comment alimenter votre PER ?
Votre PER peut être alimenté de plusieurs façons, selon votre profil et vos objectifs :
- Versements volontaires : libres, ponctuels ou programmés, vous choisissez le montant et la fréquence. Ces versements peuvent être déduits de votre revenu imposable, ce qui représente un levier fiscal majeur.
- Versements issus de l’entreprise : intéressement, participation, abondement… Ces sommes sont souvent exonérées d’impôt sur le revenu (hors CSG/CRDS), ce qui en fait un excellent moyen de capitaliser sans effort.
- Transferts d’anciens produits retraite : PERP, Madelin, Préfon, article 83… Tous ces anciens contrats peuvent être transférés vers un PER pour bénéficier d’un cadre unifié, plus souple et plus performant.
La fiscalité dépend de l’origine des versements. Ce que vous déduisez aujourd’hui pourra être en partie imposable à la sortie. Le PER, c’est avant tout un arbitrage intelligent entre fiscalité immédiate et fiscalité différée.
Quand et comment récupérer votre épargne ?
Vous récupérez votre épargne au moment de votre retraite, c’est-à-dire à l’âge légal ou lors de la liquidation effective de vos droits.
Mais la loi prévoit également des cas de déblocage anticipé pour faire face à certaines situations de vie :
- L’achat de votre résidence principale ;
- L’invalidité (du titulaire, du conjoint ou de l’enfant) ;
- Le décès du conjoint ou partenaire de PACS ;
- Le surendettement ;
- La fin des droits au chômage ou la cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire.
Le fonctionnement du PER en deux grandes phases
Phase 1 : la constitution de l’épargne
Pendant votre vie active, vous effectuez des versements sur votre PER.
Votre argent est ensuite investi sur différents supports (fonds euros, unités de compte, ETF, SCPI…) selon le mode de gestion choisi, libre ou pilotée.
Votre épargne fructifie grâce aux marchés financiers et aux intérêts composés, tout en bénéficiant de la déduction fiscale sur vos versements.
Phase 2 : la sortie à la retraite
Une fois à la retraite, vous pouvez récupérer votre épargne selon plusieurs modalités :
- Sortie en capital : en une fois ou de manière fractionnée. Vous gardez le contrôle total de votre argent, que vous pouvez réinvestir ou transmettre.
- Sortie en rente viagère : vous percevez un revenu régulier à vie, calculé selon votre âge et le montant de votre capital.
- Sortie mixte : une partie en capital et une partie en rente.
Sortie en capital ou rente, que choisir ?
Dans la majorité des cas, la sortie en capital est plus avantageuse que la rente viagère.
- Une rente sans réversion disparaît à votre décès : vos proches n’en récupèrent rien.
- Avec le capital, vous gardez la main sur votre épargne et pouvez la faire fructifier, la transmettre ou l’utiliser librement.
- Financièrement, sauf à vivre très longtemps, la sortie en capital offre souvent un meilleur rendement global.
Pour autant, la rente reste une bonne option pour ceux qui recherchent avant tout la sécurité et un revenu garanti à vie. Comme toujours, l’important est de choisir la stratégie adaptée à votre situation, votre espérance de vie et vos projets de retraite.
Chez Investee, nous rappelons souvent que pour tous les placements, et le PER n’en fait pas exception, votre stratégie doit suivre vos projets de vie et pas l’inverse.
Les différents types de PER : PER bancaire ou PER assurantiel ?
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) n’est pas un produit unique.
Il existe deux grandes familles de PER, qui se distinguent par leur structure, leur fiscalité et leurs avantages : le PER bancaire et le PER assurantiel. La majorité des PER que vous trouverez et qui sont commercialisés sont des PER assurances.
PER bancaire : un compte-titres dédié à la retraite
Le PER bancaire est ouvert dans une banque ou chez un courtier en ligne. Il fonctionne comme un compte-titres : votre argent est investi directement dans des supports financiers (actions, obligations, ETF, fonds), sans enveloppe d’assurance autour.
Ses principaux atouts :
- Structure simple et transparente ;
- Accès direct aux marchés financiers ;
- Frais réduits car pas de frais de gestion de l’enveloppe assurance.
Mais il présente aussi des limites notables :
- Pas de fonds euros (aucun support à capital garanti) ;
- Pas d’avantage successoral spécifique en cas de décès ;
- Pas de possibilité de sortie en rente viagère.
PER assurantiel : le plus complet et le plus flexible
Le PER assurantiel est géré par une compagnie d’assurance et fonctionne sur le même modèle qu’un contrat d’assurance-vie. Il combine des fonds en euros sécurisés et des unités de compte, avec une fiscalité et des garanties spécifiques.
Ses avantages principaux :
- Accès à un fonds en euros à capital garanti ;
- Transmission avantageuse : même régime fiscal que l’assurance-vie en cas de décès avant 70 ans (exonération jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire) ;
- Sortie possible en rente viagère ;
- Large choix de contrats en ligne, souvent plus performants et moins chargés en frais que dans les réseaux bancaires traditionnelles.
Tableau comparatif : PER bancaire vs PER assurantiel
| Critères | PER Bancaire | PER Assurantiel |
|---|---|---|
| Fonds euros (capital garanti) | ❌ Non disponible | ✅ Oui, avec garantie du capital |
| Avantages successoraux avant 70 ans | ❌ Non | ✅ Oui (régime fiscal identique à l’assurance-vie) |
| Sortie en rente viagère | ❌ Non prévue | ✅ Oui, possible à la retraite |
| Garantie des dépôts | ✅ 100 000 € (Fonds de garantie bancaire) | ✅ 70 000 € (Fonds de garantie des assurances de personnes) |
| Disponibilité en ligne | ❗ Encore rare | ✅ Très courant, avec de bonnes offres |
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Si votre objectif est de préparer votre retraite dans un cadre fiscal et successoral avantageux, le PER assurantiel est aujourd’hui le plus complet et le plus souple.
Le PER bancaire reste une option intéressante pour les profils avertis, familiers des marchés financiers et souhaitant gérer leur portefeuille de manière active.
Mais pour la majorité des épargnants, le PER assurantiel reste la référence : plus accessible, plus complet et mieux adapté à une épargne retraite long terme.
La fiscalité avantageuse du Plan d’Épargne Retraite (PER) : à l’entrée et à la sortie
S’il y a bien une raison majeure d’ouvrir un Plan d’Épargne Retraite (PER), c’est son avantage fiscal exceptionnel.
À condition d’en comprendre les règles, le PER vous permet à la fois de réduire vos impôts aujourd’hui et de préparer vos revenus de demain.
Et en bonus, il offre aussi un cadre fiscal attractif en cas de décès, pour transmettre votre capital dans d’excellentes conditions.
À l’entrée : réduisez vos impôts grâce à la déduction fiscale
Chaque euro versé sur votre PER peut être déduit de votre revenu imposable, dans la limite de 10 % de vos revenus professionnels (ou d’un minimum forfaitaire d’environ 4 400 € pour les plus faibles revenus). Résultat : moins de revenus à déclarer, donc moins d’impôts à payer.
Comment fonctionne cette déduction ?
En France, l’impôt sur le revenu est progressif : plus vos revenus sont élevés, plus votre taux d’imposition augmente… et plus la déduction offerte par le PER devient intéressante.
Les tranches marginales d’imposition (TMI) sont les suivantes : 0 %, 11 %, 30 %, 41 % et 45 %.
Le calcul est simple : pour estimer votre avantage fiscal, il suffit de multiplier le montant que vous versez sur votre PER par votre TMI.
Exemples :
- Si votre TMI est de 30 % et que vous versez 5 000 € (0,30 x 5 000), vous économisez 1 500 € d’impôts.
- Si votre TMI est de 41 % et que vous versez 5 000 € (0,41 x 5 000), l’économie grimpe à 2 050 €.
Une fois ce mécanisme compris, vous pouvez facilement simuler de tête vos gains fiscaux potentiels et déterminer combien verser, dans la limite de votre plafond, pour atteindre le niveau de “défiscalisation” souhaité.
En résumé : plus votre TMI est élevé, plus le PER est fiscalement intéressant. C’est un levier particulièrement puissant pour les foyers imposés à 30 %, 41 % ou 45 %.
Le PER : un “crédit d’impôt différé”
Le mécanisme du PER agit comme un véritable effet de levier fiscal :
- vous payez moins d’impôts aujourd’hui ;
- votre argent reste investi et fructifie pendant plusieurs années ;
- vous le récupérez plus tard, quand votre imposition sera probablement plus faible.
En d’autres termes, le PER vous permet d’investir l’argent que vous auriez autrement versé au fisc. C’est une logique similaire à celle de l’immobilier à crédit : un effet de levier puissant, à condition d’avoir le temps de le laisser agir.
À la sortie : la fiscalité selon le mode de retrait
Lorsque vous débloquez votre épargne à la retraite, la fiscalité dépend du mode de sortie choisi :
Sortie en capital
- La part correspondant à vos versements déduits est intégrée à votre revenu imposable (selon votre TMI au moment du retrait).
- Les plus-values générées sont soumises à la Flat Tax de 30 % (ou au barème de l’impôt sur le revenu + prélèvements sociaux si cela est plus favorable).
Sortie en rente viagère
- La rente est imposée comme une pension de retraite, avec un abattement de 10 %.
- C’est une option sécurisante, mais souvent moins flexible qu’une sortie en capital.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Dans la grande majorité des cas, la sortie en capital s’avère plus avantageuse. Elle permet de garder le contrôle total de votre épargne, optimiser la fiscalité en choisissant le bon moment pour débloquer, et transmettre le capital à vos proches si besoin.
Attention aux limites de la déduction fiscale
La déduction fiscale du PER est puissante, mais elle n’est pas illimitée.
- Plafond global : 10 % de vos revenus professionnels de l’année précédente (dans la limite d’environ 35 000 € par an).
- Revenus modestes : un plancher minimum d’environ 4 400 € s’applique.
- Cumul possible : vous pouvez utiliser les plafonds non consommés des 3 années précédentes, une opportunité souvent méconnue pour rattraper les années passées.
Consultez la page 3 de votre avis d’imposition pour connaître le montant exact de votre plafond de déduction disponible.
Utiliser le Plan d’Épargne Retraite (PER) pour transmettre un patrimoine
Le Plan d’Épargne Retraite (PER) ne sert pas uniquement à préparer votre retraite : c’est aussi un outil de transmission patrimoniale particulièrement efficace, souvent sous-estimé. Grâce à son régime fiscal avantageux, il peut vous permettre de transmettre un capital à vos proches, hors succession, dans des conditions très favorables, à condition de bien en comprendre les règles.
PER et succession : les règles à connaître
La fiscalité applicable au décès dépend de deux critères essentiels :
- l’âge du titulaire au moment du décès ;
- le type de PER (assurantiel ou bancaire).
Le cas du PER assurantiel
C’est le cas le plus courant, et aussi le plus avantageux fiscalement. En effet, le PER assurantiel bénéficie du même régime fiscal que l’assurance-vie en cas de décès du souscripteur avant 70 ans :
- Chaque bénéficiaire désigné dans la clause bénéficiaire reçoit jusqu’à 152 500 € totalement exonérés de droits de succession.
- Au-delà, une taxation forfaitaire de 20 % s’applique jusqu’à 852 500 €, puis 31,25 % au-delà.
Si le décès survient après 70 ans :
- Un abattement global de 30 500 € s’applique sur l’ensemble des capitaux versés (tous bénéficiaires confondus).
- Le reste est intégré à la succession et soumis aux droits classiques selon le lien de parenté.
Le cas du PER bancaire
Le PER bancaire ne bénéficie d’aucun régime fiscal spécifique : les sommes sont intégrées à la succession et soumises aux droits classiques, comme n’importe quel actif financier.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Pour optimiser la transmission, privilégiez toujours un PER assurantiel. Il combine performance, souplesse et fiscalité successorale très avantageuse avant 70 ans.
La clause bénéficiaire : un levier stratégique
Comme pour l’assurance-vie, le PER assurantiel vous permet de désigner librement les bénéficiaires de votre choix : conjoint, enfants, proches, amis, ou même associations.
Cette clause est un véritable outil de planification successorale :
- Elle peut être standard (« mon conjoint, à défaut mes enfants… ») ou personnalisée selon votre volonté.
- Elle est modifiable à tout moment : en cas de mariage, divorce, naissance, etc.
- Vous pouvez hiérarchiser les bénéficiaires ou répartir les capitaux en pourcentages précis.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Prenez le temps de rédiger une clause bénéficiaire précise et à jour. C’est l’un des moyens les plus efficaces de transmettre votre patrimoine sans frais inutiles et conformément à vos véritables intentions.
Dans la pratique, j’ai souvent constaté des situations où des héritiers ont dû payer des droits de succession simplement parce que la clause bénéficiaire n’avait jamais été actualisée. Un oubli lourd de conséquences, alors qu’une simple révision aurait suffi.
Pensez également à adapter la répartition entre vos proches : l’époux ou l’épouse n’est pas toujours celui ou celle qui a le plus besoin des capitaux. Parfois, il peut être plus cohérent d’en faire bénéficier directement les enfants ou les petits-enfants, selon votre situation familiale et vos objectifs patrimoniaux.
Utiliser le PER dans une stratégie patrimoniale globale
Le PER peut parfaitement s’intégrer à une stratégie de transmission structurée, aux côtés d’autres outils comme l’assurance-vie ou la SCI familiale. Voici comment l’utiliser intelligemment :
- 1. Pendant votre vie active : capitalisez sur un PER assurantiel pour profiter de la déduction fiscale et faire croître votre épargne.
- 2. En approche de retraite : anticipez la transmission en ajustant la clause bénéficiaire et en équilibrant vos contrats PER / assurance-vie.
- 3. À la retraite : continuez à effectuer des versements déductibles si votre fiscalité le justifie, tout en structurant la répartition future de vos capitaux.
- 4. En complément d’une assurance-vie : combinez les deux outils pour diversifier les régimes fiscaux et adapter les bénéficiaires à vos objectifs familiaux.
Transférer son PER vers un établissement plus performant et moins cher : une démarche simple
Vous détenez encore un PERP, un contrat Madelin ou un ancien article 83 ? Bonne nouvelle : vous pouvez, et vous devriez, les transférer vers un PER nouvelle génération, plus souple, plus transparent et souvent bien plus avantageux. Et surtout : ce transfert se fait sans perte de vos avantages fiscaux ni de vos droits acquis.
C’est d’ailleurs l’un des grands objectifs de la loi PACTE : simplifier et moderniser l’épargne retraite en regroupant tous les anciens dispositifs dans un seul produit plus clair, plus flexible et mieux adapté aux besoins actuels des épargnants.
Et si vous avez déjà ouvert un PER auprès d’une banque traditionnelle, d’un agent général ou d’un réseau physique, il est tout aussi essentiel de vérifier que votre contrat coche bien toutes les cases évoquées dans ce guide : frais compétitifs, gestion libre vraiment libre, gestion pilotée moderne, accès à des ETF, supports immobiliers performants et interface en ligne fluide. Si ce n’est pas le cas, un transfert vers un PER plus performant peut vous faire gagner plusieurs milliers d’euros sur la durée.
Pourquoi transférer votre ancien contrat vers un PER ?
Les anciens produits retraite (PERP, Madelin, article 83) étaient souvent rigides, coûteux et peu transparents. Le PER, lui, a été conçu pour corriger ces faiblesses :
- Plus de flexibilité à la sortie : contrairement au PERP ou au Madelin, le PER permet une sortie en capital totale ou partielle, et pas uniquement en rente viagère.
- Des frais souvent plus bas : surtout si vous optez pour un PER en ligne, les frais d’entrée et de gestion sont considérablement réduits.
- Un meilleur accès aux supports modernes : ETF, SCPI, fonds en euros nouvelle génération, gestion pilotée à horizon… autant d’outils performants absents des anciens contrats.
- Une gestion digitalisée : interface simple, transparence totale, opérations en ligne, le PER est pensé pour les épargnants d’aujourd’hui.
Ce que vous ne perdez pas avec le transfert
Transférer votre ancien contrat vers un PER ne vous fait pas repartir de zéro.
Vos droits et avantages fiscaux sont intégralement conservés et c’est important de bien l’avoir en tête :
- Votre antériorité fiscale est maintenue.
- Vos versements passés et vos droits acquis restent intacts.
- Vous continuez à profiter des mêmes plafonds de déduction et de la fiscalité avantageuse du PER à la sortie.
Transférer ne veut pas dire tout recommencer, c’est simplement faire évoluer votre épargne vers un cadre plus efficace, plus flexible et souvent plus rentable.
Frais de transfert : souvent nuls… ou remboursés
La loi encadre strictement les frais de transfert :
- Si votre contrat a plus de 5 ans : transfert 100 % gratuit.
- Si le contrat a moins de 5 ans : frais plafonnés à 1 % du capital transféré.
Et la bonne nouvelle, c’est que de plus en plus d’acteurs, notamment les courtiers en ligne, proposent de rembourser ces frais pour attirer de nouveaux clients. Certains vont même plus loin en offrant un bonus de bienvenue pour un transfert supérieur à un certain montant.
👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee
Ne laissez pas dormir votre épargne dans un contrat dépassé. Comparez, transférez, optimisez.
Le PER nouvelle génération vous offre plus de contrôle, plus de souplesse et souvent plus de rendement.
Comparez les offres avant de transférer. En gestion libre, des acteurs comme Linxea, Altaprofits et Meilleurtaux Placement proposent des PER en ligne très compétitifs, avec des frais réduits et une gestion performante. Et c’est la même chose pour la gestion pilotée avec des acteurs comme Yomoni et Goodvest.
Avant d’initier le transfert, pensez à sécuriser temporairement vos supports si vous êtes investi en unités de compte. Pourquoi ? Parce qu’au cours de la procédure, il existe une période où aucune opération n’est possible. En rebasculant provisoirement vos avoirs sur le fonds en euros, vous évitez tout risque lié à une variation de marché pendant le transfert.
Une fois le transfert finalisé, vous pourrez reconstruire votre allocation cible sereinement, dans votre nouveau PER plus performant.
Foire aux questions (FAQ)
Voici quelques questions fréquentes que nous recevons chez Investee :
Oui. Vous pouvez ouvrir plusieurs PER individuels, notamment si vous souhaitez diversifier les courtiers ou les assureurs ou tout simplement si vous souhaitez avoir plusieurs stratégies retraites. C’est par exemple le cas en ouvrant un PER Linxea pour avoir une gestion libre avec énormément de fonds disponibles et en ouvrant un PER Yomoni pour avoir accès à l’une des meilleures gestions conseillées en ligne.
Oui, vous pouvez effectuer une demande de transfert à tout moment. En revanche, une attention particulière doit être portée sur les frais. Si le contrat a plus de 5 ans, aucun frais ne s’appliquera pour cette opération de transfert. Mais si le contrat est plus récent, donc si celui-ci a moins de 5 ans, alors des frais plafonnés à 1 % s’appliqueront. Certains courtiers rembourse ces frais, du moins les prenne en charge.
Oui. Cela peut être utile pour organiser une transmission avantageuse (notamment avant 70 ans avec un PER assurantiel).
Non, dans ce cas là, la déduction ne vous sert à rien. Préférez une assurance-vie ou une autre enveloppe d’investissement pour commencer à vous construire un patrimoine financier.
Le PER est bloqué jusqu’à la retraite sauf cas de sortie anticipée légale. Il faut donc avoir un horizon de placement long terme. Si vous avez besoin des fonds à court-moyen terme, privilégiez une autre enveloppe d’investissement ou faites bien vos calculs pour ne pas vous retrouvez bloquer.

Paul, investisseur passionné et fondateur d’Investee
Ancien banquier, investisseur passionné de finances personnelles, j’ai créé Investee en 2025 avec une mission simple : vous donner les clés pour investir seul, en toute autonomie, grâce à des guides clairs, des exemples concrets et des retours d’expérience.
Mon credo : apprendre ensemble à investir seul.
Les informations présentées sur Investee sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Tout investissement comporte un risque de perte en capital, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.





