Investir en Bourse en 2025 : le guide complet pour réussir

Investir en Bourse peut paraître intimidant au départ. On imagine souvent un univers réservé aux experts, aux traders ou aux grandes fortunes. Pourtant, c’est une idée reçue : avec un peu de méthode, de pédagogie et les bons outils, tout le monde peut apprendre à investir intelligemment.

En réalité, investir en Bourse, c’est participer à la croissance de l’économie. Quand vous achetez une action, vous devenez copropriétaire d’une entreprise. Quand vous achetez une obligation, vous la financez. Et dans les deux cas, votre épargne travaille pour vous au lieu de dormir sur un livret.

Aujourd’hui, grâce à la digitalisation, la Bourse est plus accessible que jamais. En quelques clics, il est possible d’ouvrir un compte-titres ou un PEA, d’investir dans des entreprises du monde entier, ou simplement dans des fonds (OPCVM ou ETF) qui se chargent de tout à votre place.

Et pourtant, la France reste en retard. Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) ne compte qu’environ 7 millions de titulaires, quand le Livret A dépasse les 56 millions. C’est dommage, car si les livrets sont sûrs, leurs rendements restent souvent inférieurs à l’inflation, ce qui fait fondre le pouvoir d’achat au fil du temps.

La Bourse, elle, permet de faire fructifier son épargne à long terme, en profitant de rendements historiquement supérieurs à la plupart des placements traditionnels. Bien sûr, le risque de perte existe, mais il peut être fortement réduit par la diversification et une stratégie adaptée à votre horizon d’investissement.

Prêt à faire le premier pas ?
Découvrez nos recommandations de courtiers et nos guides complets sur les enveloppes fiscales pour investir en toute confiance et à votre rythme.

Pourquoi investir en Bourse ?

Investir en Bourse, ce n’est pas seulement chercher du rendement. C’est avant tout une façon intelligente de faire fructifier son argent sur le long terme, tout en participant à la croissance de l’économie réelle.

Pourtant, beaucoup d’épargnants français laissent encore dormir leur argent sur des supports sécurisés… mais faiblement rémunérateurs. En réalité, cette prudence apparente leur coûte cher : chaque année, l’inflation grignote doucement mais sûrement leur pouvoir d’achat.

Voici un rappel des taux d’inflation récents :

  • 2024 : +2,0 % (moyenne annuelle, Insee)
  • 2023 : +4,9 %
  • 2022 : +5,2 %

Pendant ce temps, le taux du Livret A plafonne à 1,7 % en 2025. Autrement dit : vous perdez de l’argent sans vous en rendre compte.

La Bourse, elle, vous permet de reprendre le contrôle. Vous accédez à la croissance mondiale, à la création de valeur des entreprises, et surtout à la puissance des intérêts composés — ce mécanisme où vos gains génèrent à leur tour des gains.

Voyons maintenant pourquoi elle mérite une vraie place dans votre stratégie patrimoniale.

Les 3 bonnes raisons d’investir en Bourse

Faire travailler votre argent pour battre l’inflation

Sur le long terme, les marchés actions mondiaux ont généré entre 7 et 9 % de rendement annuel moyen (source : MSCI World).
C’est bien plus que les placements garantis classiques, dont le rendement réel est souvent négatif après inflation.

Investir régulièrement, c’est laisser le temps et la capitalisation faire leur travail.
Les dividendes et les plus-values s’ajoutent à votre capital initial, créant un véritable effet boule de neige.

Participer à la croissance de l’économie réelle

Acheter une action, c’est devenir copropriétaire d’une entreprise : vous soutenez son développement, et en retour, vous profitez d’une partie de ses bénéfices sous forme de dividendes ou de plus-values.

Investir en Bourse, c’est donc soutenir l’innovation, l’emploi et la création de valeur, tout en construisant votre propre patrimoine.

Par exemple, investir dans un ETF Monde, c’est détenir une infime part de plus de 1 500 entreprises dans 23 pays développés — d’Apple à LVMH, en passant par Nestlé. Vous misez ainsi sur la croissance de l’économie mondiale sans avoir à choisir vous-même chaque action.

Diversifier votre patrimoine et gagner en indépendance

Trop d’épargnants concentrent encore tout leur patrimoine dans l’immobilier.
La Bourse permet d’y ajouter une brique liquide, flexible et complémentaire, que vous pouvez mobiliser facilement.

En quelques clics, vous pouvez aujourd’hui investir à partir de 50 € seulement, via un PEA, une assurance-vie ou un compte-titres ordinaire (CTO).

En combinant épargne de précaution, immobilier et Bourse, vous construisez un patrimoine plus solide et plus résilient face aux aléas économiques.

Les idées reçues sur la Bourse (et pourquoi elles coûtent cher)

“La Bourse, c’est un casino.”

Faux.
Les marchés peuvent être volatils à court terme, mais sur la durée, la tendance est clairement haussière.
Celui qui joue perd souvent.
Celui qui investit avec méthode et patience en ressort généralement gagnant.

“Je n’ai pas le temps de m’en occuper.”

Bonne nouvelle : grâce aux ETF et aux versements programmés (DCA), il n’a jamais été aussi simple d’investir automatiquement sans suivre les marchés au quotidien.
Une fois vos paramètres définis, tout se fait en arrière-plan, pendant que votre argent travaille.

“Il faut être riche pour investir.”

Encore une idée reçue.
La plupart des courtiers en ligne permettent aujourd’hui d’investir dès quelques dizaines d’euros, et même d’acheter des fractions d’actions.
Ce qui compte, ce n’est pas le montant de départ, mais la régularité et la discipline.

“C’est trop risqué.”

Oui, investir comporte des risques à court terme — et il faut les respecter.
Mais ces risques sont maîtrisables par la diversification et effacés par le temps.

Les données historiques montrent qu’un investissement mondial sur 10 ans ou plus a moins de 1 % de probabilité de perte (source : MSCI World, 1970–2024).

En clair, le vrai risque, ce n’est pas d’investir… c’est de ne rien faire.
L’argent non investi perd de la valeur, année après année.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Investir en Bourse n’est pas réservé aux initiés.
C’est un outil d’émancipation financière, un moyen concret de reprendre le pouvoir sur son argent.
En comprenant les bases, en diversifiant ses placements et en investissant sur la durée, chacun peut transformer une épargne dormante en véritable moteur de développement patrimonial.

Faut-il investir en ETF ou actions en direct ?

Quand on débute en Bourse, c’est souvent la première grande question :
« Dois-je acheter moi-même des actions d’entreprises ou passer par des fonds comme les ETF ? »

Ce choix est important, car il va déterminer la simplicité de gestion, le niveau de risque, et surtout le temps que vous devrez consacrer à vos placements.

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’y a pas de mauvais choix.
Il existe simplement des stratégies différentes, adaptées à des profils et des objectifs différents.

Certains préfèrent la liberté du stock picking — le fait de sélectionner eux-mêmes leurs actions une à une.
D’autres choisissent la simplicité et la diversification immédiate des ETF, ces fonds indiciels qui suivent les marchés sans effort particulier.

Voyons ensemble les avantages et les limites de ces deux approches… et surtout comment les combiner intelligemment..

Les ETF : simplicité, diversification et efficacité

Les ETF (Exchange Traded Funds) ont littéralement révolutionné l’investissement boursier.
Ce sont des fonds cotés qui répliquent la performance d’un indice de référence : le CAC 40, le S&P 500, le MSCI World…

En une seule transaction, vous investissez dans des centaines, voire des milliers d’entreprises à travers le monde, sans avoir à choisir chaque titre individuellement.

Autrement dit, un ETF, c’est un panier d’actions clé en main, qui fait le travail de sélection à votre place.

Par exemple, un ETF MSCI World contient plus de 1 500 entreprises issues de 23 pays développés.
En achetant une seule part, vous détenez indirectement une petite portion d’entreprises comme Apple, LVMH, Nestlé, Microsoft ou Toyota.

C’est ce qu’on appelle la diversification instantanée — l’arme la plus efficace contre le risque spécifique à une seule entreprise.

Les grands atouts des ETF

Une diversification immédiate

Votre argent est réparti sur des centaines d’entreprises et plusieurs secteurs.
Si une société fait faillite, les autres compensent.
Résultat : un portefeuille beaucoup plus stable dans le temps.

Des frais imbattables

Les ETF sont des fonds passifs : ils se contentent de suivre un indice, sans chercher à le battre.
Les frais de gestion sont donc très faibles : souvent autour de 0,20 % à 0,30 % par an, contre 1,5 % à 2 % pour la gestion active.

💡 Exemple chiffré :
Un placement de 10 000 € à 7 % par an sur 20 ans →

  • avec 2 % de frais = 26 900 €
  • avec 0,3 % de frais = 37 400 €
    +10 500 € gagnés simplement grâce à des frais plus bas !
Une simplicité et une accessibilité totales

Les ETF se négocient comme des actions : vous pouvez les acheter ou les vendre à tout moment sur un PEA, un CTO, une assurance-vie ou un PER.
Et avec les versements programmés mensuels, vous pouvez investir automatiquement sans stress ni suivi quotidien.

Les points de vigilance à connaître

Aucun placement n’est parfait — les ETF non plus. Voici les aspects à garder en tête :

Réplication

Certains ETF détiennent réellement les actions (réplication physique), d’autres utilisent des produits dérivés (réplication synthétique), souvent pour les rendre éligibles au PEA. Les deux fonctionnent, mais il faut savoir ce qu’on achète.

Tracking error

La performance peut légèrement différer de celle de l’indice à cause des frais, dividendes ou écarts de liquidité.

Liquidité

Evitez les ETF confidentiels avec peu d’échanges, car l’écart entre prix d’achat et de vente peut être important.

Thématiques

Les ETF centrés sur l’IA, l’hydrogène ou le luxe peuvent être volatils. Gardez-les pour une petite poche plaisir ou conviction de votre portefeuille.

Les actions en direct : passionnantes mais exigeantes

Acheter des actions individuelles, c’est l’investissement version artisanale.
Vous choisissez vos entreprises, suivez leurs résultats, votez en assemblée générale et touchez les dividendes.

C’est une approche passionnante et formatrice, surtout quand on aime comprendre les entreprises et leurs modèles économiques.

Mais elle demande du temps, de la rigueur et une solide discipline émotionnelle : il faut savoir garder la tête froide quand votre action favorite chute de 20 %, ou quand tout le monde vend dans la panique.

Les atouts de l’investissement en actions directes

Contrôle total

Vous savez exactement où va votre argent et pouvez investir selon vos convictions (dividendes, écologie, technologie, croissance…).

Potentiel de surperformance

Certains investisseurs parviennent à battre les indices grâce à une analyse rigoureuse.

Expérience formatrice

Analyser les bilans, comprendre les cycles économiques, suivre la stratégie d’une entreprise… c’est un apprentissage passionnant.

Les limites (et comment les contourner)

Risque de concentration

Détenir 5 ou 10 titres ne suffit pas à diversifier un portefeuille.

Temps et discipline

Il faut s’intéresser à la vie des entreprises, lire les publications, suivre les décisions de management.

Biais émotionnels

La peur, l’euphorie, ou la confiance excessive peuvent nuire à la performance.

La bonne approche consiste à bâtir une base solide d’ETF (environ 80 % du portefeuille) pour la stabilité, puis à y ajouter quelques actions individuelles pour le plaisir et la conviction.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Quand j’ai commencé à investir, je sélectionnais mes actions une par une. C’était passionnant… mais aussi très chronophage et émotionnellement intense.
J’ai rapidement compris qu’un ETF bien choisi faisait mieux que mes sélections maison, avec moins de stress et plus de régularité.
Mon conseil est simple : commencez par un ETF Monde éligible au PEA pour bâtir votre socle, puis laissez-vous la liberté d’ajouter quelques titres individuels pour le plaisir.

Comparatif des principales enveloppes fiscales (PEA, CTO, assurance-vie, PER)

Investir en Bourse, c’est bien.
Mais investir dans la bonne enveloppe fiscale, c’est encore mieux.

Avant même de choisir une action, un ETF ou un fonds, il faut d’abord se poser une question essentielle :
Où vais-je loger mes investissements ?

Car selon le compte ou le contrat que vous utilisez — PEA, CTO, assurance-vie ou PER — les règles fiscales, les frais, la liquidité et même les supports accessibles peuvent tout changer.

Cette étape est cruciale, et pourtant souvent négligée.
Beaucoup d’épargnants passent des heures à comparer des fonds ou à suivre la performance des marchés…
alors que le choix de l’enveloppe détermine une grande partie de votre rendement net après impôts.

Chaque enveloppe a ses propres forces et contraintes

CritèresCTO (Compte-Titres Ordinaire)PEA (Plan d’Épargne en Actions)Assurance-viePER (Plan d’Épargne Retraite)
Objectif principalAccéder librement à toutes les classes d’actifs pour viser une performance maximale.Investir sur les marchés européens dans un cadre fiscal très avantageux après 5 ans.Constituer, valoriser et transmettre un capital sur le long terme, dans un cadre fiscal avantageux.Préparer la retraite tout en bénéficiant d’une déduction fiscale à l’entrée et d’une enveloppe capitalisante.
Statut juridique du détenteurL’investisseur est pleinement propriétaire des titres détenus.L’investisseur est propriétaire direct des titres logés dans le plan.L’épargnant détient une créance sur l’assureur, non la propriété directe des supports.Même logique que l’assurance-vie : l’épargnant détient une créance sur l’assureur.
Capitalisation des gainsNon : chaque cession génère une imposition immédiate sur la plus-value.Oui : gains capitalisés jusqu’au retrait.Oui : gains capitalisés au sein du contrat tant qu’aucun rachat n’est effectué.Oui : capitalisation interne jusqu’à la retraite.
Disponibilité des fondsRetraits libres et illimités à tout moment.Retrait possible à tout moment mais clôture du plan avant 5 ans. Après 5 ans, retraits libres.Retraits possibles à tout moment, partiels ou totaux.Capital bloqué jusqu’à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé : achat RP, décès, invalidité…).
Supports d’investissement éligiblesTous les instruments financiers : actions, obligations, ETF, produits structurés, dérivés, cryptos (selon courtier).Actions européennes, fonds actions, ETF (y compris ETF monde via réplication synthétique).Fonds en euros sécurisés + unités de compte présents dans le guide des supports du contrat (actions, obligations, immobilier, private equity…).Identiques à l’assurance-vie (fonds euros + unités de compte présents dans le guide des supports du contrat ).
Plafond de versementAucun plafond.150 000 € par personne (225 000 € avec PEA-PME).Aucun plafond.Aucun plafond légal, mais déduction fiscale limitée à 10 % du revenu imposable (ou du PASS).
Nombre de comptes ou contratsIllimité et transférable librement entre courtiers.Un seul PEA et un PEA-PME par personne.Illimité, avec possibilité d’en détenir plusieurs chez différents assureurs.Illimité, transférable vers un autre gestionnaire.
Frais courantsFrais de courtage à chaque ordre + éventuels droits de garde.Frais de courtage à chaque ordre + éventuels droits de garde.Selon les établissements, frais d’entrée (0 à 3 %), frais de gestion (0,5 à 1 %), frais d’arbitrage éventuels.Selon les établissements, frais d’entrée (0 à 3 %), frais de gestion (0,5 à 1 %), frais d’arbitrage éventuels.
Fiscalité en cas de retraitPFU 30 % (12,8 % IR + 17,2 % PS).Avant 5 ans : PFU 30 %. Après 5 ans : exonération d’IR, seuls les PS (17,2 %) sont dus.Avant 8 ans : PFU 30 %. Après 8 ans : abattement annuel (4 600 € ou 9 200 € pour un couple) + taux réduit (7,5 % jusqu’à 150 000 €).Sortie en capital : PFU 30 % ou barème IR. Sortie en rente : imposée comme pension. Versements déductibles à l’entrée.
Transmission du capitalPas d’avantage spécifique.Pas d’avantage spécifique.Exonération jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire (versements avant 70 ans).Transmission selon le droit commun (pas d’avantage spécifique).
Cible privilégiéeInvestisseurs autonomes et expérimentés cherchant liberté totale et réactivité.Investisseurs particuliers souhaitant se constituer un portefeuille d’actions européennes à long terme.Épargnants recherchant flexibilité, diversification et transmission.Contribuables souhaitant réduire leur impôt tout en préparant leur retraite.

En combinant ces enveloppes, vous pouvez :

  • Réduire durablement votre fiscalité,
  • Préparer sereinement votre retraite,
  • Optimiser la transmission de votre patrimoine à vos proches,
  • Et surtout, diversifier intelligemment vos supports d’investissement.

Chaque enveloppe a son rôle à jouer : le PEA pour la performance, l’assurance-vie pour la flexibilité, le PER pour la déduction fiscale, et le CTO pour la liberté absolue.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

L’objectif est de construire une architecture financière équilibrée,
où chaque enveloppe travaille dans un horizon différent,
mais pour un même but : faire grandir votre patrimoine efficacement..

Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) : l’enveloppe phare pour investir en Bourse

Le PEA est sans doute l’enveloppe fiscale la plus avantageuse pour investir en Bourse lorsque l’on réside en France.
C’est le compte roi pour se constituer un portefeuille d’actions européennes, ou d’ETF éligibles, dans un cadre fiscal imbattable.

Concrètement, les gains (plus-values et dividendes) réalisés dans un PEA sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans de détention.
Seuls les prélèvements sociaux (17,2 %) restent dus.

Autrement dit, le PEA récompense les investisseurs patients.
Plus vous investissez longtemps, plus vous profitez d’une fiscalité douce et optimisée.

C’est donc une solution idéale pour investir à long terme, construire un capital boursier solide, et faire fructifier votre épargne dans un environnement fiscal très favorable.

Les grands atouts du PEA

Une fiscalité imbattable après 5 ans

Les plus-values et dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans.
Seuls les prélèvements sociaux restent dus.
Un avantage unique qui rend le PEA incontournable pour les investisseurs long terme.

Une gestion souple et pratique

Vous pouvez acheter, vendre ou arbitrer vos positions librement sans être imposé tant que l’argent reste dans le plan.
Cette souplesse vous permet d’ajuster votre stratégie à tout moment, sans frottement fiscal.

Un plafond confortable

Le PEA classique permet d’investir jusqu’à 150 000 €,
et jusqu’à 225 000 € si vous détenez également un PEA-PME (dédié aux petites et moyennes entreprises).
De quoi bâtir un patrimoine conséquent au fil du temps.

Une ouverture simple et rapide

Le PEA peut être ouvert en quelques minutes auprès d’une banque en ligne ou d’un courtier spécialisé (comme Bourse Direct, Boursorama ou Fortuneo).
C’est une enveloppe accessible à tous, quel que soit le niveau de connaissance en Bourse.

Les points de vigilance à connaître

Même si le PEA est une enveloppe exceptionnelle, elle comporte quelques limites à bien comprendre avant de se lancer :

Profil d’investisseur

le PEA reste une enveloppe de long terme, peu adaptée aux profils ultra-prudents ou à ceux qui pourraient avoir besoin rapidement de leurs liquidités.

Périmètre d’investissement limité

seuls les titres européens sont directement éligibles. Cependant, certains ETF Monde “synthétiques” permettent d’accéder indirectement à la performance des marchés mondiaux.

Liquidité avant 5 ans

Tout retrait avant 5 ans entraîne la clôture du plan (sauf cas exceptionnels : licenciement, invalidité, décès du conjoint…).

Par exemple, un investisseur place 10 000 € sur un ETF Monde éligible PEA.
Après 8 ans, il réalise une plus-value de 6 000 €.

  • Sur un CTO, il aurait payé 30 % de PFU, soit 1 800 € d’impôt.
  • Sur un PEA, il ne paie que 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 1 032 €.
    Résultat : il conserve près de 5 000 € nets de gains, simplement grâce à l’enveloppe choisie.

Le CTO (Compte-Titres Ordinaire) : la liberté totale pour investir partout

Le CTO, ou Compte-Titres Ordinaire, est l’enveloppe la plus libre et la plus universelle pour investir en Bourse.
Aucune limite géographique, aucun plafond, aucune durée minimale de détention : vous êtes libre d’investir où vous voulez, quand vous voulez, et sur les supports de votre choix.

C’est le passeport mondial de l’investisseur : vous pouvez accéder aux marchés américains, asiatiques, européens ou émergents, mais aussi à des classes d’actifs variées : actions, obligations, ETF, produits structurés, et même cryptomonnaies via des ETP cotés.

En somme, le CTO, c’est la flexibilité absolue.
Mais cette liberté a un prix : une fiscalité plus lourde que celle d’un PEA ou d’une assurance-vie

Les atouts du CTO

Liberté totale d’investissement

Toutes les actions et ETF du monde sont accessibles, sans restriction géographique.
Vous pouvez investir aussi bien sur le Nasdaq, le S&P 500, que sur le marché japonais ou les pays émergents.

Aucun plafond de versement

Contrairement au PEA, aucune limite de montant ne s’applique.
C’est l’enveloppe idéale pour ceux qui souhaitent gérer un portefeuille conséquent ou réinvestir leurs gains sans contrainte.

Une souplesse absolue

Vous pouvez acheter, vendre ou retirer vos fonds à tout moment, sans condition particulière.
Cette liberté de mouvement fait du CTO un excellent outil pour saisir des opportunités de marché ou ajuster rapidement votre stratégie.

Un accès illimité aux ETF et actions non éligibles au PEA

Certains des meilleurs ETF mondiaux — S&P 500, Nasdaq 100, MSCI Emerging Markets ou ETF thématiques (IA, énergies propres, santé, etc.) — ne sont pas disponibles dans un PEA.
Le CTO permet donc de compléter votre exposition mondiale en toute simplicité.

Les points de vigilance

Fiscalité plus lourde

Les plus-values et dividendes sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux).

Aucune exonération dans le temps

Contrairement au PEA, la fiscalité ne s’allège pas avec la durée. Même après 10 ans, le taux reste le même.

Frais variables

Certains courtiers facturent des droits de garde ou frais de courtage plus élevés, surtout sur les marchés étrangers.

Comparez les tarifs des principaux courtiers avant d’ouvrir un CTO. Les écarts peuvent atteindre plusieurs dizaines d’euros par transaction.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Le CTO est un formidable outil de liberté, mais il doit être utilisé avec méthode.
Je recommande de bâtir votre cœur de portefeuille sur un PEA, avec des ETF Monde éligibles et des actions européennes, puis d’utiliser le CTO pour la diversification internationale et thématique : ETF américains, Asie, pays émergents, obligations mondiales, valeurs internationales …
C’est cette dualité PEA + CTO qui vous permettra de construire un portefeuille global, solide, équilibré et fiscalement optimisé.

L’assurance-vie : l’enveloppe la plus polyvalente pour investir, épargner et transmettre

L’assurance-vie est l’enveloppe d’investissement préférée des Français, et ce n’est pas un hasard.
Souple, complète et fiscalement avantageuse, elle permet d’épargner, d’investir, de préparer sa retraite et de transmettre son patrimoine, le tout dans un cadre particulièrement protecteur.

C’est une véritable boîte à outils patrimoniale, adaptée à tous les profils : du plus prudent au plus dynamique.
Vous pouvez y loger aussi bien des fonds en euros (sécurisés, à capital garanti) que des unités de compte (actions, ETF, SCPI, produits structurés, etc.).

En un mot : l’assurance-vie, c’est le socle d’une stratégie patrimoniale équilibrée, à la fois performante et flexible.

Les grands atouts de l’assurance-vie

Une souplesse d’utilisation incomparable

Vous pouvez effectuer des rachats partiels ou totaux à tout moment, sans clôturer votre contrat.
Cette liberté vous permet d’adapter vos retraits à vos besoins, que ce soit pour financer un projet, compléter vos revenus, ou anticiper votre retraite.

Une fiscalité avantageuse après 8 ans

Après 8 ans, vous bénéficiez d’un abattement annuel sur les gains retirés :

  • 4 600 € pour une personne seule,
  • 9 200 € pour un couple.
    Résultat : vos retraits sont faiblement imposés, voire totalement exonérés si vos gains restent sous ces seuils.

Une transmission patrimoniale exceptionnelle

Les sommes versées avant 70 ans peuvent être transmises jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire sans aucun droit de succession.
C’est un avantage fiscal majeur pour organiser votre patrimoine et protéger vos proches.

Une diversité de supports sans équivalent

L’assurance-vie vous donne accès à :

  • un fonds en euros sécurisé (capital garanti, rendement stable),
  • des unités de compte dynamiques (ETF, fonds actions, SCPI, produits structurés…).
    Vous composez ainsi votre allocation selon votre profil de risque.

Aucun plafond de versement

Contrairement au PEA ou au PER, aucune limite de montant ne s’applique.
Vous investissez librement selon votre capacité d’épargne et vos projets.

Les points de vigilance à connaître

Frais de gestion variables

certains contrats traditionnels restent coûteux (frais d’entrée, de gestion, d’arbitrage).
Privilégiez les contrats en ligne comme Linxea ou MeilleurTaux Placement, dont les frais annuels se situent autour de 0,50 % à 0,60 %.

Fonds en euros en déclin

leur rendement baisse progressivement. D’où l’intérêt d’allouer une part aux unités de compte pour dynamiser la performance.

Fiscalité avant 8 ans

les gains retirés avant ce délai sont soumis au PFU de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux).

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Si vous démarrez, optez pour un contrat multisupport en ligne avec des ETF Monde et un bon fonds en euros : vous profiterez d’une diversification large, de frais bas, et d’une vraie simplicité d’utilisation. Par exemple concret, prenons le contrat Linxea Spirit 2, l’un des meilleurs du marché : 70 % en ETF Monde pour la performance et 30 % en fonds en euros pour la sécurité.

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) : l’enveloppe fiscale pour préparer la retraite sereinement

Le PER, ou Plan d’Épargne Retraite, est le dernier-né des produits d’épargne à avantage fiscal.
Il a été conçu pour aider les Français à préparer leur retraite tout en réduisant leur impôt dès aujourd’hui.

C’est une enveloppe idéale pour ceux qui souhaitent se constituer un capital à long terme dans un cadre fiscal très favorable.
En clair : vous épargnez aujourd’hui, vous payez moins d’impôts, et vous récupérez votre épargne au moment de la retraite, sous forme de capital ou de rente.

Le PER est donc un outil doublement gagnant : il allège votre fiscalité immédiate tout en préparant votre avenir financier.

Les grands atouts du PER

Une déduction fiscale immédiate

Les versements sur votre PER viennent réduire votre revenu imposable.
C’est un levier puissant pour ceux dont la tranche marginale d’imposition est élevée.

Par exemple, si vous versez 5 000 € et êtes imposé à 30 %, vous réalisez 1 500 € d’économie d’impôt dès l’année suivante.

Une gestion pilotée à long terme

Les contrats PER sont souvent proposés avec une gestion pilotée :

  • dynamique au départ (forte part en actions pour la performance),
  • puis progressivement sécurisée à l’approche de la retraite.
    Cela permet d’investir efficacement sans avoir à gérer activement son allocation.

Une grande souplesse à la sortie

À la retraite, vous pouvez récupérer votre épargne :

  • soit en capital (en une ou plusieurs fois),
  • soit en rente viagère,
    selon vos besoins ou votre stratégie fiscale.

Une diversification complète des supports

Le PER donne accès à :

un fonds en euros sécurisé,

des unités de compte (ETF, actions, obligations, SCPI, fonds ISR…),

et parfois des supports thématiques ou responsables dans les meilleurs contrats en ligne.

Les points de vigilance à connaître

Épargne bloquée

Les fonds sont disponibles uniquement à la retraite, sauf cas exceptionnels (achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement…).

Fiscalité à la sortie

La fiscalité à la sortie dépend du mode de récupération choisi (capital ou rente) et de la part déduite à l’entrée. Une bonne stratégie fiscale est donc essentielle. La déduction à l’entrée est très puissante, mais elle doit être utilisée avec discernement pour éviter une fiscalité trop lourde au déblocage.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Le PER est un formidable outil de défiscalisation et de préparation à la retraite. Mais il prend tout son sens quand il s’intègre dans une stratégie globale. Le PER est particulièrement pertinent pour les contribuables fortement imposés, car il permet de réduire immédiatement l’impôt tout en capitalisant à long terme
Combinez-le avec une assurance-vie : l’assurance-vie pour la liquidité et la transmission, le PER pour booster la défiscalisation et préparer sereinement votre retraite. En utilisant ces deux enveloppes ensemble, vous optimisez à la fois votre fiscalité actuelle et votre avenir financier.

Ouvrir son compte et passer à l’action

Beaucoup d’épargnants comprennent l’intérêt d’investir en Bourse…
Mais peu franchissent réellement le pas.
Par peur, par sentiment de complexité, ou simplement par manque d’accompagnement.

Pourtant, ouvrir un compte d’investissement aujourd’hui est plus simple que jamais.
En quelques minutes, vous pouvez créer un PEA, un CTO, une assurance-vie ou un PER auprès d’une banque en ligne ou d’un courtier reconnu.

Et passer un ordre de Bourse, c’est-à-dire acheter ou vendre une action, un ETF ou un fonds, est devenu une opération intuitive, rapide et guidée pas à pas.

Check-list pour bien ouvrir son compte

Avant de cliquer sur “Ouvrir mon compte”, prenez deux minutes pour passer en revue les points essentiels ci-dessous.
Une bonne préparation vous évitera les erreurs classiques : mauvais type de compte, frais cachés ou lenteurs administratives.

Choisir la bonne enveloppe

Reprenez les fondamentaux

  • PEA → pour investir à long terme sur des ETF éligibles ou actions européennes.
  • CTO → pour accéder aux marchés mondiaux sans restriction.
  • Assurance-vie → pour diversifier, épargner et préparer une transmission.
  • PER → pour réduire vos impôts et préparer votre retraite.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Ne cherchez pas à tout ouvrir d’un coup.
Commencez par une enveloppe principale, puis complétez au fil du temps selon vos besoins et votre fiscalité..

Comparer les courtiers

Le choix du bon intermédiaire financier est stratégique.
C’est lui qui hébergera vos investissements, exécutera vos ordres et appliquera ses frais.
Et sur 10 ou 20 ans, ces frais font toute la différence sur votre performance finale.

Voici les critères clés à comparer :

CritèreCe qu’il faut viser
Frais de courtage (PEA/CTO)Inférieurs à 1 € par ordre ou 0,10 % maximum
Frais de gardeZéro, la norme sur les plateformes en ligne
Frais de gestion (AV/PER)Entre 0,50 % et 0,60 % par an maximum
Interface & service clientSimples, réactifs, accessibles
SécuritéPlateforme agréée AMF / Banque de France

Exemples à connaître pour allier frais bas, fiabilité, et confort d’utilisation.

  • PEA & CTO : Bourse Direct, Fortuneo, Trade Republic, Yomoni
  • Assurance-vie : Linxea Spirit 2, MeilleurTaux Placement, Yomoni Vie
  • PER : Linxea PER et Yomoni PER

Préparer vos documents

L’ouverture se fait 100 % en ligne.
Les documents demandés sont simples et quasiment toujours les mêmes:

  • Pièce d’identité (CNI ou passeport)
  • Justificatif de domicile (facture, avis d’imposition…)
  • RIB du compte bancaire à lier
  • Signature électronique du contrat à la fin d ela procédure

Faire votre premier versement

Chaque établissement demande un versement initial minimum, souvent symbolique :

EnveloppeMontant minimum
💼 PEA / CTOEntre 10 € et 50 €
🧾 Assurance-vie / PEREntre 100 € et 500 €

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

N’investissez pas tout d’un coup.
Commencez petit, testez la plateforme, et familiarisez-vous avec les ordres avant d’augmenter vos montants..

Construire sa stratégie d’investissement : objectifs, allocation, portefeuilles & règles simples

Investir en Bourse, ce n’est pas empiler des produits financiers sans logique.
C’est avant tout construire une stratégie cohérente, un fil conducteur qui relie vos objectifs personnels, votre horizon de placement et votre tolérance au risque.

Sans cette vision d’ensemble, même les meilleurs ETF ne suffisent pas.
Une bonne stratégie, c’est un plan de route : elle vous aide à garder le cap dans la durée, à ne pas céder à la panique quand les marchés baissent, et à rester discipliné quand tout semble aller trop bien.

Les piliers d’une stratégie réussie

Vos objectifs de vie.

Investir n’a de sens que s’il y a un projet derrière. Préparer sa retraite, diversifier un patrimoine déjà immobilier, financer un futur achat immobilier, constituer un capital pour les études des enfants ou simplement faire fructifier son épargne : tout part de là
Votre stratégie doit servir vos projets, pas l’inverse. Ce n’est pas la performance brute qui compte, mais la capacité de votre portefeuille à répondre à vos besoins dans le temps.

Votre horizon de placement

Le temps joue un rôle clé dans toute décision d’investissement.
Sur le court terme (moins de trois ans), la priorité est la sécurité et la liquidité : il faut éviter de s’exposer à la volatilité des marchés, car le risque de perte temporaire est trop élevé.
Sur le moyen terme (entre trois et sept ans), une combinaison d’actions et d’obligations permet d’équilibrer rendement et stabilité.
Et sur le long terme (plus de sept ans), le potentiel de croissance des marchés actions prend tout son sens. La volatilité de court terme devient alors un simple bruit, une respiration naturelle des marchés à ignorer pour laisser le temps faire son œuvre.

Votre tolérance au risque

C’est la boussole émotionnelle de votre stratégie.
Certains dorment mal au moindre –10 % sur leur portefeuille ; d’autres voient une baisse comme une opportunité d’achat.
Si une chute de 15 % en quelques mois vous pousserait à vendre, votre profil est prudent.
Si vous tenez sans rien faire, vous êtes équilibré.
Et si vous profitez d’une correction pour renforcer, vous êtes clairement dynamique.
Il n’y a pas de bon ou de mauvais profil, seulement un équilibre à trouver entre votre confort psychologique et votre ambition financière.

Les trois grands profils d’investisseurs

Une fois ces trois piliers définis, il est possible d’esquisser les grandes familles d’investisseurs.

Le profil prudent

Le profil prudent privilégie avant tout la stabilité.
Son objectif est de préserver le capital, quitte à accepter un rendement plus modéré.
Son portefeuille reste largement composé de fonds en euros, d’obligations ou d’ETF défensifs.
Il recherche la sérénité plutôt que la performance, et préfère un gain lent mais régulier à une croissance chahutée.

Le profil équilibré

Le profil équilibré, lui, représente la voie du milieu.
Il accepte la volatilité sans la subir, cherche un bon compromis entre performance et stabilité, et s’inscrit dans une logique de moyen à long terme.
Son portefeuille combine généralement une majorité d’actions internationales — via des ETF Monde, S&P 500 ou Europe — et une part d’obligations pour amortir les secousses.
Ce profil vise une croissance régulière sur 7 à 10 ans, sans prise de risque excessive.

Le profil dynamique

Enfin, le profil dynamique investit pour le long terme et assume la volatilité.
Il sait que la performance durable vient de l’exposition aux actions, et que les périodes de baisse sont le prix à payer pour la croissance future.
Son portefeuille est largement investi en ETF actions mondiaux, complété par quelques thématiques ou marchés émergents.
Il accepte les creux, car il investit sur une décennie ou plus, convaincu que le temps récompense la patience.

Les supports d’investissement : comment remplir intelligemment votre portefeuille

Construire un portefeuille boursier équilibré, ce n’est pas empiler des produits, c’est assembler des briques complémentaires qui, ensemble, assurent la solidité et la performance de votre stratégie.
Chaque support joue un rôle différent : certains apportent la croissance, d’autres la stabilité, la diversification ou la protection. Bien les comprendre, c’est savoir pourquoi vous investissez dans chacun d’eux, et pas seulement « parce qu’on vous l’a conseillé ».

L’enjeu n’est pas de tout posséder, mais de trouver la juste combinaison adaptée à votre profil, votre horizon et vos objectifs.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

L’argent doit être réparti comme dans une équipe de football : des attaquants pour marquer (les actions), des milieux pour équilibrer (les obligations), et des défenseurs pour protéger (les fonds euros). Le tout doit jouer ensemble pour gagner la partie.

Les actions : le moteur de la croissance

Les actions représentent une part du capital d’une entreprise. En en achetant, vous devenez copropriétaire de cette société, et bénéficiez ainsi de sa croissance et de ses bénéfices sous forme de plus-values et dividendes.
Elles constituent le moteur de performance de tout portefeuille à long terme.
Mais ce potentiel s’accompagne d’une volatilité parfois importante : les cours peuvent fluctuer fortement sur quelques mois, voire quelques semaines.
Historiquement pourtant, les marchés actions ont toujours offert le meilleur rendement sur longue période.
C’est pourquoi elles occupent une place centrale dans les allocations dynamiques et équilibrées, notamment via les ETF actions mondiaux, qui permettent une exposition simple et diversifiée à la croissance des grandes entreprises de la planète.

Les obligations : la stabilité et les revenus réguliers

Les obligations constituent la colonne vertébrale de la stabilité dans un portefeuille.
En les achetant, vous prêtez votre argent à un État ou à une entreprise, en échange d’un taux d’intérêt fixe et d’un capital remboursé à l’échéance.
Elles offrent des revenus réguliers et amortissent les secousses des marchés actions.
Après des années de taux bas, la remontée récente des rendements a redonné tout leur intérêt aux fonds obligataires et ETF de taux, qui permettent aujourd’hui d’obtenir des rendements réels positifs.
Les obligations sont donc redevenues un outil clé pour équilibrer et sécuriser partiellement son portefeuille, surtout sur des horizons de 3 à 7 ans.

Les ETF : simplicité, diversification et efficacité

Les ETF (Exchange Traded Funds) sont sans doute le support le plus efficace pour investir en Bourse intelligemment.
Ce sont des fonds indiciels cotés qui répliquent un indice (comme le CAC 40, le S&P 500 ou le MSCI World), et permettent en un seul achat d’investir dans des centaines d’entreprises à la fois.
Avec leurs frais très faibles (souvent entre 0,15 % et 0,30 % par an) et leur transparence totale, ils ont démocratisé l’investissement à long terme.
Les ETF offrent une diversification immédiate, une gestion sans stress et une performance souvent supérieure à celle des fonds traditionnels.
C’est le support de choix pour ceux qui souhaitent investir régulièrement, simplement et efficacement, que ce soit via un PEA, un CTO ou une assurance-vie en ligne.

Les fonds euros et monétaires : la poche de sécurité

Les fonds en euros et fonds monétaires jouent un rôle d’amortisseur.
Leur objectif est simple : protéger le capital tout en offrant une liquidité rapide.
Les fonds en euros, garantis par l’assureur, restent un pilier des contrats d’assurance-vie, même si leurs rendements baissent lentement.
Les fonds monétaires, quant à eux, placent les liquidités sur des titres à très court terme (bons du Trésor, certificats de dépôt) et profitent directement de la remontée des taux.
Ils offrent aujourd’hui 2 à 3 % de rendement avec un risque quasi nul.
Ces supports ne font pas « grandir » un portefeuille, mais ils permettent de le stabiliser et d’attendre sereinement la prochaine opportunité d’investissement.

L’immobilier coté ou papier : la pierre sans les contraintes

L’immobilier coté ou papier permet d’intégrer de la pierre à son portefeuille sans gestion directe.
Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) investissent dans des biens loués (bureaux, santé, logistique…) et redistribuent les loyers aux épargnants.
Les OPCI et SCI, disponibles en assurance-vie, offrent une approche plus liquide et diversifiée, combinant immobilier et actifs financiers.
Enfin, les SIIC ou REIT (immobilier coté en Bourse) permettent d’investir dans de grandes foncières internationales, directement via un PEA ou un CTO.
Ces supports génèrent des revenus réguliers, réduisent la volatilité d’un portefeuille purement financier et permettent d’ajouter une brique tangible à votre patrimoine.

Les produits structurés : rendement conditionnel et protection partielle

Les produits structurés sont des placements créés par les banques ou sociétés de gestion.
Ils combinent un actif sous-jacent (souvent un indice boursier ou un panier d’actions) et un mécanisme de protection partielle du capital.
Leur rendement potentiel est défini à l’avance, souvent avec un effet cliquet ou une barrière de protection contre les baisses modérées du marché.
Ils séduisent les investisseurs recherchant un compromis entre performance et sécurité, mais ils exigent une bonne compréhension des scénarios possibles.
Utilisés intelligemment et en complément d’un portefeuille diversifié, ils peuvent améliorer le couple rendement/risque, à condition d’être choisis avec discernement.

Déléguer ou bâtir seul son portefeuille boursier : quel mode de gestion choisir ?

Lorsqu’on ouvre un PEA ou un CTO, une question revient souvent :
Faut-il gérer soi-même ses investissements ou confier cette mission à un professionnel ?

Ce choix dépend avant tout de votre expérience, de votre temps disponible et de votre envie d’apprendre.
Deux grandes approches existent : la gestion libre, pour les investisseurs autonomes, et la gestion pilotée, pour ceux qui préfèrent la simplicité et la délégation.
Les deux fonctionnent, mais ne s’adressent pas aux mêmes profils.

La gestion libre : autonomie et apprentissage

La gestion libre, c’est la voie de ceux qui veulent comprendre, apprendre et garder la main.
Vous sélectionnez vous-même vos supports — ETF, actions individuelles, fonds actifs ou produits structurés — et construisez votre portefeuille selon vos convictions.

C’est l’approche la plus libre, mais aussi la plus exigeante : il faut du temps, de la méthode et un minimum de curiosité financière.
L’avantage ? Vous contrôlez tout : le choix des titres, la pondération, les arbitrages… et surtout, vous évitez les frais supplémentaires liés à une gestion déléguée.

Cette autonomie séduit particulièrement les investisseurs qui souhaitent bâtir leur stratégie pas à pas — souvent en commençant par des ETF mondiaux éligibles PEA pour la base, avant d’ajouter quelques actions en direct pour le plaisir ou la conviction.

Mais la gestion libre a aussi ses défis : il faut savoir rester discipliné dans les périodes de volatilité, et ne pas céder à l’émotion quand les marchés tremblent.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Sur mon PEA, j’ai toujours privilégié la gestion libre.
Elle me permet de sélectionner mes propres ETF et de suivre la logique que j’ai définie dès le départ : une exposition mondiale simple, cohérente et peu coûteuse.
C’est une excellente école pour comprendre les marchés et apprendre à investir avec recul.

La gestion pilotée : simplicité et efficacité

La gestion pilotée s’adresse aux épargnants qui souhaitent investir en Bourse sans y consacrer du temps ou sans avoir les connaissances nécessaires pour bâtir eux-mêmes un portefeuille.
Dans ce cas, un gérant professionnel ou un robo-advisor prend les commandes : il sélectionne les ETF, ajuste les pondérations et rééquilibre régulièrement selon votre profil de risque (prudent, équilibré ou dynamique).

Vous n’avez rien à faire : la gestion est automatisée, disciplinée et adaptée à l’évolution des marchés.
C’est une excellente solution pour ceux qui veulent s’exposer aux marchés financiers sans stress, tout en bénéficiant d’une stratégie claire et encadrée.

Cette approche a longtemps été réservée aux banques privées, mais la nouvelle génération de courtiers et fintechs l’a rendue accessible à tous.
Des acteurs comme Yomoni, Nalo ou Trade Republic proposent désormais des gestions pilotées à base d’ETF avec des frais réduits (souvent autour de 1,5 % par an tout compris, contre 2 à 3 % dans les réseaux traditionnels).
L’investissement se fait de manière progressive, automatique, et parfaitement adaptée à votre horizon de temps.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Pour mon CTO, j’ai choisi une gestion pilotée moderne.
Cela me permet d’investir sur les marchés internationaux sans y passer des heures.
Les allocations sont cohérentes, les frais bien calibrés, et le suivi automatisé me libère du côté émotionnel.
C’est un excellent compromis quand on veut être investi, mais pas gestionnaire au quotidien.

Combiner les deux : la stratégie hybride idéale

Rien n’oblige à choisir entre autonomie et délégation.
La plupart des investisseurs expérimentés combinent aujourd’hui un PEA en gestion libre, pour bâtir eux-mêmes un portefeuille simple et performant, souvent à base d’ETF, et un CTO en gestion pilotée, pour profiter d’une diversification mondiale gérée automatiquement.

Cette approche mixte permet de garder la main sur le cœur du portefeuille tout en profitant de l’expertise d’un gérant sur une autre enveloppe.
C’est aussi une manière d’apprendre progressivement : on commence avec une gestion pilotée, puis on gagne en autonomie au fil du temps.

En somme, la gestion libre s’adresse à ceux qui veulent comprendre, apprendre et optimiser, tandis que la gestion pilotée convient à ceux qui préfèrent la simplicité et la régularité.
Et entre les deux, la stratégie hybride offre souvent le meilleur équilibre : celui entre liberté, performance et sérénité.

Investir régulièrement : la puissance du DCA (Dollar Cost Averaging)

En Bourse, la réussite ne dépend pas du flair ou du « bon moment », mais de la discipline.
Les meilleurs investisseurs ne sont pas ceux qui savent quand acheter, mais ceux qui investissent régulièrement dans le temps.
La Bourse n’est pas une course de vitesse : c’est une course d’endurance.

C’est précisément le principe du DCA (Dollar Cost Averaging), ou investissement progressif.
Plutôt que de placer 10 000 € d’un coup et d’espérer ne pas acheter au plus haut, vous investissez un montant fixe chaque mois — par exemple 500 €.
Vous achetez ainsi plus de parts lorsque les marchés baissent, et moins lorsqu’ils montent, ce qui permet de lisser votre prix d’achat moyen et de neutraliser le risque d’entrer au mauvais moment.

Pourquoi cette méthode fonctionne si bien

Le DCA est avant tout une stratégie de sérénité.
Avec des versements programmés, vous n’avez plus à vous demander « est-ce le bon moment pour investir ? ».
La décision est déjà prise : chaque mois, une somme fixe est investie automatiquement sur votre PEA ou votre CTO.
Résultat : plus de stress, plus de tergiversations, et surtout, plus d’erreurs émotionnelles, qui sont, de loin, la principale cause de sous-performance chez les particuliers.

Psychologiquement, le DCA agit comme un filet de sécurité mental : il vous empêche de tout investir au plus haut et de tout vendre au plus bas.
Vous laissez le temps jouer pour vous, sans vous soucier des fluctuations temporaires.

Et mathématiquement, cette stratégie lisse naturellement votre point d’entrée.
Vous achetez davantage lorsque les marchés corrigent, et moins lorsqu’ils flambent.
Sur le long terme, votre prix moyen d’acquisition est inférieur au prix moyen du marché, ce qui améliore mécaniquement votre performance.

Prenons un exemple simple : un investisseur place 100 € par mois sur un ETF Monde pendant six mois.
Quand le marché baisse, il accumule plus de parts ; quand il remonte, il en achète moins.
Résultat : à la fin de la période, il aura investi 600 €, mais son prix moyen d’achat sera bien plus bas que le prix du marché au dernier mois.
Il a donc profité de la volatilité, au lieu de la subir.

Automatiser pour mieux réussir

L’un des plus grands atouts du DCA, c’est l’automatisation.
Une fois vos versements programmés, votre épargne se transforme en investissement sans que vous ayez à y penser.
Chaque mois, un montant fixe est prélevé et investi sur vos supports choisis (le plus souvent des ETF larges et diversifiés comme le MSCI World ou le S&P 500).
Votre patrimoine se construit en arrière-plan, sans effort ni émotion.

Cette méthode fonctionne aussi bien sur un PEA que sur un CTO.
Le premier offre un cadre fiscal idéal pour les ETF éligibles, tandis que le second vous donne accès à tous les marchés mondiaux et thématiques.
L’important n’est pas le support choisi, mais la régularité du geste.

Commencez petit, 100 ou 200 € par mois suffisent, puis augmentez progressivement selon vos revenus.
L’essentiel, ce n’est pas le montant : c’est la constance.
C’est cette répétition tranquille, mois après mois, qui construit les patrimoines solides.

Laisser le temps faire son œuvre

Avec le DCA, le temps devient votre meilleur allié.
En investissant régulièrement, vous activez la mécanique des intérêts composés : vos gains génèrent à leur tour des gains, créant un effet boule de neige au fil des années.

Imaginons que vous investissiez 300 € par mois pendant 20 ans, avec un rendement annuel moyen de 6 %.
Au total, vous aurez versé 72 000 €.
Mais votre capital atteindra environ 123 000 € — soit plus de 50 000 € de gains simplement grâce à la capitalisation dans le temps.

Cette mécanique est d’une puissance redoutable, car elle repose sur trois leviers que tout investisseur maîtrise : la régularité, la patience et la durée.

DCA ou investissement en une fois ?

Investir toute sa somme d’un coup (le « lump sum ») peut offrir une meilleure performance en marché haussier.
Mais cela implique un risque émotionnel et de volatilité bien plus fort : il faut tomber au bon moment.
Le DCA, lui, réduit ce risque en étalant les entrées dans le temps.

En réalité, pour la majorité des épargnants, le DCA est la stratégie la plus efficace et la plus confortable.
Elle demande moins de temps, moins de stress et offre un rendement solide à long terme.
Elle convient aussi bien aux débutants qu’aux investisseurs expérimentés qui veulent bâtir un patrimoine régulier sans se poser mille questions.

Une stratégie souvent pertinente consiste à combiner les deux approches : investir une partie du capital immédiatement (par exemple 30 %), puis programmer le reste en DCA mensuel.
Ainsi, vous profitez à la fois des hausses immédiates et d’un lissage progressif des marchés à venir.

Le bon moment pour investir ? Chaque mois.

Le meilleur moment pour investir, c’est toujours maintenant — et le mois prochain, et le suivant.
Fixez une date précise (par exemple le 5 du mois, juste après le salaire), programmez votre virement automatique et n’y touchez plus.
Ne cherchez pas à deviner le futur, laissez la régularité travailler pour vous.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Quand j’ai commencé à investir, je passais des heures à chercher le bon moment.
Avec le temps, j’ai compris que ce bon moment, c’était chaque mois.
Mettre en place un DCA, c’est accepter que les marchés montent et descendent, mais savoir que, sur le long terme, la régularité finit toujours par gagner.
C’est, à mes yeux, l’arme anti-stress par excellence : la solution pour investir sans émotion, sans se tromper de timing, et construire un patrimoine solide, mois après mois.

Règle fondamentale : n’investir que l’argent dont tu n’as pas besoin à court terme

C’est sans doute la règle la plus simple… et pourtant la plus souvent oubliée.
N’investissez jamais en Bourse l’argent dont vous pourriez avoir besoin dans les trois prochaines années.

La Bourse est un formidable outil pour faire fructifier son épargne, mais à une condition : lui laisser du temps.

La Bourse n’est pas un casino. Investir l’argent de son loyer, de ses vacances ou d’un projet immobilier à court terme, c’est un peu comme partir en mer sans gilet de sauvetage.
Le risque n’est pas que la tempête survienne… mais qu’elle éclate au moment où vous devez rentrer au port. Car des tempêtes il n’y en aura toujours, des plus ou moins fortes.

Pourquoi cette règle est vitale

La Bourse, par nature, est volatile.
Même les marchés les plus solides connaissent des baisses temporaires :

  • En 2008, le CAC 40 a chuté de près de 45 %.
  • En 2020, lors du Covid, il a perdu 30 % en un mois.
  • En 2022, la plupart des indices mondiaux ont reculé d’environ 20 %.

Et pourtant, à chaque fois, les investisseurs patients ont fini par retrouver et dépasser leurs pertes.
Les marchés récompensent la patience, jamais la précipitation.

Les marchés financiers sont un mécanisme pour transférer de l’argent des impatients aux patients.
Burton Malkiel

Le temps, votre meilleur allié

Plus votre horizon de placement est long, plus le risque de perte diminue.
Sur un an, le marché peut faire –20 % ou +30 %.
Mais sur dix ans, il a presque toujours été positif, toutes périodes confondues.

Sur le MSCI World (1988–2024), la performance annuelle moyenne observée sur 10 ans oscille entre +6 et +8 %.

C’est la raison pour laquelle l’argent du court terme n’a rien à faire sur les marchés financiers.
Cet argent doit rester disponible et sécurisé, sur un Livret A, un LDDS, un compte sur livret ou, à la rigueur sur un fonds en euros.
L’objectif n’est pas d’en tirer un rendement, mais simplement de le protéger.

La pire erreur : devoir vendre au mauvais moment

La plupart des investisseurs qui perdent de l’argent ne le doivent pas aux marchés… mais à un besoin de liquidité imprévu.

Prenons un exemple simple :
Julien investit 10 000 € début 2022 sur un PEA. Un an plus tard, il doit financer un déménagement non prévu.
Problème : le marché a baissé de 15 %. Il vend, récupère 8 500 €, et perd donc 1 500 €.
Six mois plus tard, les marchés rebondissent et son portefeuille aurait valu 11 500 €.
Sa perte n’était pas due à la Bourse, mais au manque de réserve de sécurité. Et il est fort à parier que Julien, qui aura eu une mauvaise expérience en Bourse, n’y revienne pas de si tôt.

Construire sa base financière avant d’investir

Avant d’acheter la moindre action ou le moindre ETF, commencez par bâtir une base solide. Découvrez notre guide dédié pour bien investir.

D’abord, une épargne de précaution : c’est votre parapluie financier.
Elle doit couvrir entre trois et six mois de dépenses courantes et rester accessible à tout moment.
Placez-la sur des supports sûrs : Livret A, LDDS, compte sur livret ou fonds en euros si besoin temporaire.

Ensuite, ayez une visibilité sur vos projets à trois à cinq ans.
Si vous prévoyez un achat immobilier, un changement de voiture ou un projet professionnel, mettez cet argent à part dès maintenant.
Cela vous évitera la tentation de le placer en Bourse « pour booster le rendement »… et d’avoir à le retirer en perte.

Enfin, une fois votre base bien sécurisée, vous pouvez investir sereinement en Bourse (PEA ou CTO) pour la croissance, en immobilier pour la stabilité, et, à terme, en diversification patrimoniale (produits structurés, or, pierre-papier) pour compléter votre stratégie.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Votre épargne de court terme protège votre investissement long terme..

La psychologie du bon investisseur

La différence entre un bon investisseur et un mauvais, ce n’est pas la chance : c’est le comportement.
Quand les marchés baissent, l’investisseur impatient vend, pensant limiter la casse.
L’investisseur patient, lui, renforce son portefeuille, pensant au long terme.
Dix ans plus tard, c’est toujours le second qui en ressort gagnant.

La méthode des trois poches

Pour investir sereinement, organisez votre patrimoine en trois poches :

  • Court terme (0–3 ans) : Livrets, fonds en euros → Sécurité et disponibilité
  • Moyen terme (3–7 ans) : Unités de comptes via Assurance-vie avec obligations et ETF→ Rendement modéré
  • Long terme (+7 ans) : Unités de comptes via PER, actions, ETF et SCPI → Croissance du capital

Cette répartition simple vous permet d’investir sans stress, en sachant que chaque euro est à la bonne place selon son horizon.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Je vois souvent des gens paniquer pendant une correction boursière, non pas parce qu’ils ont mal investi, mais parce qu’ils ont investi trop tôt.
Avant toute chose, il faut la sécurité : une épargne de précaution solide, c’est votre assurance mentale.
Ensuite, il faut du temps : acceptez de laisser votre argent travailler 7, 10, 15 ans..

Suivre et optimiser : rééquilibrage, frais, fiscalité

Investir en Bourse, c’est une première étape. Mais la vraie différence entre un investisseur amateur et un investisseur performant se joue dans la gestion continue du portefeuille. Suivre, ajuster et optimiser : voilà ce qui transforme un bon placement en une stratégie durable.

Sans suivi régulier, un portefeuille finit toujours par dériver : certaines positions deviennent trop importantes, la fiscalité grignote une partie de la performance …
Heureusement, tout cela se maîtrise facilement, à condition d’adopter une routine claire et disciplinée.

Rééquilibrer régulièrement son portefeuille

Les marchés évoluent, parfois violemment, et avec eux la répartition de votre portefeuille.
Si les actions composant votre portefeuille progressent plus vite que vos obligations, alors votre exposition au risque augmente sans que vous ne vous en rendiez compte.
Inversement, une phase de correction plus ou moins importante peut réduire la part d’actions à un niveau trop faible, freinant votre potentiel de rendement sur le long terme.

Le rééquilibrage consiste donc simplement à ramener la répartition à son équilibre d’origine.
Cela veut dire vendre une partie de ce qui a le plus monté pour renforcer ce qui a le plus baissé.
C’est une forme de “discipline automatique” : vous prenez vos gains sur les hausses, et vous investissez là où le marché offre de meilleures valorisations.

Prenons un exemple simple : un portefeuille “équilibré” 60 % actions / 40 % obligations.
Après une belle année boursière, la part d’actions monte à 70 %.
Rééquilibrer revient à vendre 10 % d’actions pour racheter des obligations et revenir à la cible initiale. Si vous souhaitez toujours rester sur le profil équilibré de départ.
Rien de spectaculaire, mais c’est un geste de gestion fondamentale qui permet de garder le même niveau de risque dans le temps.

En pratique, un rééquilibrage par an suffit largement, idéalement en début d’année ou alors après une forte variation de marché.

Réduire les frais : un réflexe vital

Si vous lisez notre site de manière attentif, vous le savez déjà, les frais sont l’ennemi invisible de la performance.
Ils ne se voient pas, ils ne se sentent pas, mais ils peuvent ronger plusieurs points de performance sur 20 ans.

Un investisseur discipliné sur les frais surperforme, à long terme, presque tous les autres. Sans rien faire de particulier, à part choisir des supports à classe d’actif équivalente, juste moins chargés en frais. Il ne s’agit pas d’être obsédé par le moindre centime, mais de savoir où regarder.

Vérifiez d’abord les frais de courtage de votre PEA ou CTO : avec des acteurs comme Bourse Direct ou Fortuneo, ils peuvent descendre à moins de 0,1 % par ordre.
Ensuite, privilégiez les ETF à bas coût. Les sociétés spécialisées comme Amundi, Lyxor, iShares ou Vanguard facturent souvent 0,2 à 0,3 % de frais de gestion annuels, contre plus de 1,5 % pour un fonds géré activement.

Enfin, surveillez vos frais d’arbitrage ou de gestion : ils doivent être inexistants ou négociés à la baisse.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

Prenez l’habitude, une fois par an, de relire vos relevés de frais. Si c’est trop cher, changez de courtier — le transfert de PEA ou CTO est désormais gratuit et rapide.
Souvenez-vous : un point de frais économisé, c’est un point de performance gagné, sans prendre plus de risque !

Optimiser la fiscalité : le levier le plus sous-estimé

La performance nette, celle qui compte vraiment, ne dépend pas que des marchés… mais aussi de la fiscalité.
C’est souvent le levier le plus oublié, alors qu’il peut faire gagner autant qu’un bon choix d’actifs.

Chaque enveloppe (PEA, CTO, assurance-vie, PER) obéit à ses propres règles.
Apprendre à les combiner intelligemment, c’est maximiser votre rendement net sans effort supplémentaire.

Le PEA est l’outil à privilégier pour l’investissement en actions européennes : au-delà de 5 ans, il offre une exonération totale d’impôt sur les gains, seuls les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus.
Le CTO, lui, permet d’accéder à tous les marchés du monde, mais ses plus-values sont taxées à la flat tax de 30 % — d’où l’importance de limiter les retraits et les arbitrages.
Enfin, le PER offre un avantage fiscal immédiat pour les hauts revenus : chaque versement vient réduire votre revenu imposable, un levier redoutable pour les contribuables à TMI 30 % ou 41 %.

La clé, c’est d’utiliser chaque enveloppe pour ce qu’elle fait de mieux.
La bonne enveloppe, c’est celle qui qui colle à votre objectif (revenus complémentaires ou non) et qui vous permet de garder plus de rendement net, sans augmenter le risque.

La routine d’un bon suivi

Gérer un portefeuille, ce n’est pas passer ses soirées sur des graphiques.
C’est avant tout une habitude régulière et méthodique.

Tous les trimestres, prenez une heure pour vérifier la répartition de votre portefeuille, observer les performances de vos lignes et noter vos frais réels.
Une fois par an, rééquilibrez votre allocation, revoyez vos objectifs, ajustez vos enveloppes fiscales, et comparez vos courtiers ou plateformes : les offres en ligne évoluent vite, et les économies réalisées peuvent être significatives.

👤 L’avis de Paul, fondateur d’Investee

La Bourse n’est pas un jeu. Si tu veux réussir, retiens trois principes simples : investis régulièrement, reste investi longtemps, n’écoute pas le bruit du marché.
La Bourse récompense les patients, pas les pressés. Et si tu appliques ces règles, tu seras déjà en avance sur 90 % des épargnants français.

FAQ : les questions que tout investisseur se pose avant de se lancer

Est-ce que la Bourse est encore rentable en 2025 ?

Oui, plus que jamais.
Malgré les crises, les guerres et les incertitudes, les marchés mondiaux ont toujours fini par croître à long terme.
Sur les 40 dernières années, l’indice MSCI World affiche une performance moyenne de +7 % par an, bien au-dessus de l’inflation ou du Livret A.
La clé n’est pas d’éviter les baisses, mais de rester investi assez longtemps pour profiter des reprises.

Est-ce que la Bourse est risquée ?

Oui, à court terme… mais pas à long terme.
Les marchés peuvent connaître de fortes corrections sur quelques mois, mais sur 10 à 15 ans, ils ressortent presque toujours gagnants.
Le vrai risque, ce n’est pas la volatilité : c’est de ne pas investir du tout et de voir son argent s’éroder lentement avec l’inflation.
Risque à court terme ≠ danger à long terme.

Combien faut-il pour commencer ?

Bonne nouvelle : il ne faut pas être riche pour investir.
Aujourd’hui, 100 € par mois suffisent pour bâtir un portefeuille diversifié.
Grâce aux ETF, vous pouvez investir dans des milliers d’entreprises mondiales avec quelques dizaines d’euros.
Mieux vaut investir 100 € maintenant que 1 000 € “quand ce sera le bon moment”.

Dois-je investir d’un coup ou progressivement (DCA) ?

Les deux stratégies fonctionnent, mais pour 90 % des épargnants, la méthode la plus simple et la plus efficace reste le DCA (Dollar Cost Averaging).
En investissant chaque mois la même somme, vous lissez vos points d’entrée et supprimez le stress du “bon timing”.
La régularité bat le timing.

Quels sont les meilleurs placements pour débuter ?

Si vous débutez, partez sur une base simple et solide :
Un PEA pour la fiscalité avantageuse,
Un ETF Monde éligible PEA (ex : Amundi MSCI World ou Lyxor MSCI ACWI),
Des versements programmés mensuels.
PEA + ETF Monde + régularité = base gagnante.

Puis-je perdre tout mon argent en Bourse ?

Non, à condition d’investir intelligemment.
Si vous misez sur un portefeuille diversifié d’ETF mondiaux, vous détenez des parts de milliers d’entreprises. Même si certaines font faillite, d’autres prennent le relais.
La seule perte totale possible serait un effondrement global de l’économie — auquel cas, votre Livret A ou vos euros n’auraient pas plus de valeur.
Le vrai risque, c’est la spéculation, pas l’investissement diversifié.

Que faire si mon portefeuille chute fortement ?

Surtout, ne paniquez pas.
Vendre au plus bas transforme une baisse temporaire en perte définitive.
L’histoire le prouve : après chaque krach, les marchés finissent par rebondir.
Les investisseurs patients gagnent, les impatients paient.

Combien de temps faut-il consacrer à la gestion de son portefeuille ?

Très peu.
Avec un portefeuille d’ETF bien construit, 1 à 2 heures par trimestre suffisent :
Vérifier la répartition,
Rééquilibrer si nécessaire,
Surveiller les frais et la fiscalité.
Le plus gros du travail se fait au départ — ensuite, la Bourse travaille pour vous.

Faut-il choisir la gestion libre ou la gestion pilotée ?

Gestion libre → parfaite si vous aimez comprendre, apprendre et garder la main.
Gestion pilotée → idéale si vous préférez déléguer à un professionnel ou à un robo-advisor (Yomoni, Nalo, Mon Petit Placement).
Combinez les deux : un PEA en gestion libre pour apprendre + une assurance-vie en gestion pilotée pour gagner du temps.
Ce n’est pas la méthode qui compte, c’est la régularité de votre épargne.


Paul, investisseur passionné et fondateur d’Investee

Ancien banquier, investisseur passionné de finances personnelles, j’ai créé Investee en 2025 avec une mission simple : vous donner les clés pour investir seul, en toute autonomie, grâce à des guides clairs, des exemples concrets et des retours d’expérience.

Mon credo : apprendre ensemble à investir seul.

Les informations présentées sur Investee sont fournies à titre informatif et ne constituent pas un conseil en investissement. Tout investissement comporte un risque de perte en capital, les performances passées ne préjugent pas des performances futures.